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| Sans tabou, ni langue de bois ! | | Lectrice attentive de notre presse régionale, je suis particulièrement intéressée, bien sûr, par les papiers « politiques ».
« La campagne démarre à l'hôpital » titrait l'Aisne Nouvelle, le 6 janvier…
J'y étais, comme le souligne le journaliste, assise au premier rang des personnalités, semble-t-il s'étonner… Parce que je ne suis qu'une femme ? Parce que je ne suis que vice-présidente du Conseil régional, qui, je le rappelle finance le fonctionnement de l'IFSI, et attribue des bourses aux élèves infirmiers (ères) ? Ou bien parce que je ne suis pas du même bord politique que le ministre-maire ?
En élue qui a déjà quelques années de
pratique
, je me suis bien entendu débrouillée pour « être » aux côtés du ministre qui s'était réservé l'honneur de remettre les diplômes aux élèves … Et puis, il paraît que je dis des trucs pas gentils à Xavier Bertrand, propos dont je n'assumerais pas la « maternité » (joli, le détournement !). J'ai été bien surprise de lire cela alors que j'ai tout simplement nié les avoir tenus quand le journaliste m'a interrogé.. , Ma mémoire 'activée', je me dis que si je n'ai jamais fait une telle remarque, c'est peut être qu'il s'agissait d'une autre femme politique, (Diable, cela voudrait-il dire que nous nous ressemblons toutes !).
Puis-je vous parler de ma conception de la politique, de ce qui m'anime, de ce que je souhaite pour le bien de Saint-Quentin, et des Saint-Quentinois ?
Politique n'est pas un gros mot, campagne électorale non plus…La « politique » a été inventée par la Grèce antique, il s'agissait de « gérer les affaires de la cité », dans le souci de la morale et du bien publics. Et c'est toute ma conception de la mission qui m'a été confiée par les électeurs, dont je partage les préoccupations au quotidien, puisque j'exerce un métier en parallèle avec mes fonctions électorales.
Le jeu des petites phrases, en totale déconnection avec les inquiétudes des gens, le jeu des sous-entendus, et autres insinuations, fausse le vrai débat d'idées…, dont notre pays et notre région ont besoin.
Pour en terminer, il se trouve que, d'habitude, campagne électorale ou pas ( !), je remets, en compagnie de cadres de santé de l'hôpital, les diplômes aux tout nouveaux infirmiers et infirmières… Et que c'est cette année, justement, que Monsieur le maire a décidé de participer et de jouer en solo !!! | | Zones franches urbaines, une fausse bonne idée ??? | | Créées pour redynamiser l'activité économique dans certains quartiers dits »sensibles », les zones franches ont connu un … franc succès.
Créées en novembre 1996, relancées en 2004, les zones franches urbaines ont pour objectif de relancer l'activité économique, et de favoriser l'insertion sociale et professionnelle dans les quartiers sensibles.
Les avantages fiscaux liés aux zones franches urbaines concernent les entreprises installées, créées ou qui s'implantent sur ces territoires. Elles doivent compter moins de 50 salariés à plein temps, répondre à la définition de petite entreprise, telle que l'entend l'Union européenne, avoir une activité commerciale, libérale, artisanale ou industrielle. Enfin, pour bénéficier des remises fiscales, 1/3 des salariés de ces sociétés doit être issu de zones urbaines sensibles.
Les avantages fiscaux sont nombreux, et fort intéressants ! Les entreprises répondant aux critères ci-dessus sont exonérées de l'impôt sur les bénéfices, des charges sociales patronales pour la partie de la rémunération mensuelle des salariés inférieure à 1,5 fois le SMIC, des cotisations personnelles, pour les artisans ou commerçants, de la taxe foncière. Les entreprises de moins de 5 salariés bénéficient de ces avantages fiscaux pendant 5 ans à taux plein, 5 ans à 60%, 2 ans à 40%, 2 ans à 20%. A Saint-Quentin, deux zones franches : Saint-Jean et le Vermandois.
Décembre 2011 était la date limite pour s'installer –ou déposer une demande d'installation – en zone franche. C'était l'occasion de faire le point sur le dispositif, de faire un bilan concret, et complet, en matière de retombées économiques, et sociales, des activités implantées dans les deux zones franches. A ma grande surprise, aucune donnée de ce type n'est disponible … A ma connaissance, il semblerait, et la presse s'en est fait l'écho, que les zones franches, à Saint-Quentin comme dans d'autres villes picardes, aient surtout bénéficié à des activités libérales : cabinets médicaux, cabinets comptables, officines d'huissiers… «… le docteur Paul Gorez a vu beaucoup de confrères partir vers Saint-Jean ou le Vermandois « « l'attrait fiscal a prévalu, affirme un pneumologue, installé en zone franche » (L'Aisne Nouvelle, 16 décembre 2010).
Soyons clairs. Il n'est pas question de remettre en cause la liberté d'installation –encore que,…nul n'ignore plus que les « déserts médicaux » sont trop nombreux. Nul n'ignore plus les difficultés qu'ont aujourd'hui nombre de nos concitoyens à se soigner, si l'on tient compte du déremboursement de trop de médicaments, de la hausse du forfait hospitalier, de l'impossibilité de plus en plus criante d'adhérer à une mutuelle ! –
La question à soulever, ici, c'est que ces entreprises-là n'avaient sans doute pas vraiment besoin d'aide fiscale de la part de l'Etat … Que ces « cadeaux fiscaux » constituent un vrai manque à gagner pour le budget de l'Etat, à un moment où nous connaissons un grave déficit, creusé par le gouvernement de Nicolas Sarkozy, et son tristement célèbre « bouclier fiscal »… A un moment où les plus fragiles auraient besoin d'une redistribution plus équitable.
Autre question. Qu'en est-il des emplois réservés aux jeunes –ou moins jeunes- des quartiers concernés ? Là encore, aucune donnée disponible !
Une rumeur court à Saint-Quentin… L'installation d'un cabinet médical, exerçant jusqu'alors dans le quartier 'Europe' et ses 10 000 habitants, en … zone franche ! Gageons, espérons, qu'il ne s'agit que d'une rumeur. .. | | Editorial de la revue Démocratie & Socialisme | | On a en face de nous des médias extraordinairement puissants : Bouygues, Lagardère, Arnaud, Pinault, Dassault, Rothschild… Les journalistes ont du mal à résister aux rédactions en chef qui sont au service de Sarkozy ainsi que le CAC 40, le Medef et la rente de ce pays. Les possédants sont arque boutés derrière le candidat sortant de la droite, fut-il le pire président de la Ve république. Ils ont un sens de classe aigu pour défendre leurs banques, leurs patrimoines, leurs fortunes accumulés quand bien même elles seraient excessivement concentrées et voyantes. Ils ont dégagé le pseudo « centre » à leur manière : exit Borloo, ridiculisé Morin, minorisé Villepin, tout pour faire une place en or à Bayrou avec lequel existe un accord secret de désistement pour le second tour. Bayrou est sur certains points (règle d'or, baisse des fonctionnaires, des salaires, des services publics) plus à droite que Sarkozy, il n'a pas réussi en 5 ans, depuis 2007, à dépasser le stade de chefaillon groupusculaire, mais vous remarquerez, il est traité comme un dieu par la grande presse. Marine Le Pen, « amène le pire » est également traitée comme une reine, ils font sa promotion à loisir, la gonfle, la dégonfle au gré de leurs besoins. France inter raconte qu'elle est le premier parti « ouvrier ». Mais elle peut aussi échapper à ce jeu et s'imposer dangereusement au 2° tour. Une future alliée de Sarkozy qui n'hésitera pas demain à la prendre dans son gouvernement dés qu'il en aura besoin pour sa majorité. Ils cognent, ils cognent, cognent sur un seul homme : François Hollande. Ils le trouvent, trop mou, trop dur, trop hésitant, trop ceci, trop cela. Tout y passe, sa prétendue « mollesse », son incompétence, son absence d'engagement à gauche. Méfiez vous, car ils vont tout utiliser à commencer par la division, la rancœur parfois à gauche de ceux qui sont aveugles devant le danger énorme qui nous guette. L'arme préférée des trolls UMP sur Internet c'est la « critique de gauche » de Hollande pour mieux expliquer que ça ne sert à rien de voter, que ça ne change rien afin de nourrir l'abstention qui ferait le jeu de Sarkozy. Cela impose aussi bien sur, à François Hollande d'entendre et de s'orienter plus à gauche notamment sur les questions sociales (salaires, retraite, sécu, droit du travail). Alors : que nul ne flanche ! Unité ! Il faut répondre à Jean Luc Mélenchon qui affirme qu'il « ne participera qu'à un gouvernement qu'il dirige » : un tel chantage n'est pas raisonnable, il faut préparer le « tous ensemble » du 6 mai. Battre cette politique pourrie de Sarkozy est essentiel pour le pays, pour les salariés, pour l'avenir. La réélection de Sarkozy serait le pire qui puisse arriver : un « quitus » à sa sale politique sur les 5 ans passés et encore 5 ans de mal, réduirait tout ce qu'il y a encore de beau dans notre pays : la sécu, l'école publique, les services publics, les 35 h, ce qui reste de retraite, il ratiboisera tout. On ne joue pas. Ou plutôt on joue l'histoire ce pays. Avec François Hollande. Avec le programme le plus à gauche possible, que défend D&S. Tout pour soutenir, protéger, encourager, défendre, pousser en avant le SEUL candidat en position de sauver la gauche, de gagner les 22 avril et 6 mai. Sans hésitation, sans état d'âme. Sa victoire CONTRE Sarkozy ouvrira une voie aux luttes sociales, une dynamique qui ira plus loin, comme en 36, que tous les programmes les plus beaux – qui sinon, resteront dans les placards.
| | Sauver l’euro | | Il y a quelques temps, le Canard Enchainé se moquait du « Figaro », raillant le manque d'imagination de ce dernier pour son utilisation répétitive des mêmes titres négatifs pour parler des Socialistes. Il ne s'agissait, en fait, que de l'autre côté du miroir, l'objectif de ce journal étant de vanter sans vergogne les victoires supposées du Président Sarkozy. Et parmi les slogans que la presse de droite répète à l'envi, l'un d'entre eux serait le dévouement du chef de l'Etat qui se serait donné comme tâche de « sauver l'euro ».
Et en effet, depuis plus d'un an – et surtout après sa «fantastique » prestation à Deauville en Novembre 2011 – le Président de la République Française est toujours là, à côté ou plus souvent derrière Mme Merkel à « sauver l'Euro ».
La déclaration de Deauville restera certainement pour l'histoire comme la plus désastreuse déclaration de politique monétaire de l'histoire contemporaine. Les deux dirigeants de la droite européenne ont proclamé le besoin de faire de la faillite des Etats une punition majeure prévue par les traités européens. C'est ainsi qu'ils ont assuré l'enchainement de débâcles de banques et d'États qui s'est déroulé depuis cette date et qu'ils ont mis en doute la possibilité de la survivance de l'Euro même.
Il est vrai que la crise de l'Euro était inscrite elle-même dans les conditions défaillantes qu'ont présidées à son architecture. Pourtant, il faut le rappeler, la crise du dollar étant elle aussi inscrite aux conditions auxquelles le système monétaire était lancé en 1944 (lire Keynes à ce propos), il continue à jouer presque pleinement son rôle à nos jours, même s'il a bien abandonné sa convertibilité en or déjà depuis plus de quarante ans.
Si personne n'est capable d'assurer la survivance de l'euro en 2012, il faut bien dire que la gloire n'en revient pas à Le Pen mais c'est à ce duo formé à Deauville qu'on doit cette sombre perspective. Il faut d'ailleurs plutôt les considérer comme les fossoyeurs de l'euro que les sauveurs de notre monnaie.
Et citant le titre du Canard enchaîné « les serial sauveurs de l'euro », on comprend les difficultés que rencontre la machine de propagande de la droite à innover quand la mise en scène du duo n'est pas trop imaginative non plus, tournant toujours autour de quelques improvisations sur des nouveaux fonds, des nouveaux montants, des nouveaux traités européens plein de mécanismes, de châtiment pour tous ceux censés être indisciplinés.
On accuse toujours la tyrannie des marchés pour nos mésaventures présentes, mais il ne faut rien comprendre au fonctionnement des marchés financiers européens pour s'imaginer que la faillite des États souverains de la zone euro pourrait se faire sans mettre en danger toute la zone euro.
Plutôt que la tyrannie des marchés, nous sommes aujourd'hui soumis à la tyrannie de l'incompétence, du délire, de la présomption, de l'égotisme et de la sauvagerie.
Ce qui vient de se passer en ce début du mois de décembre avec les dernières propositions du duo n'est rien d'autre qu'un ultime bricolage, mais ne saurait représenter une réponse sérieuse à la crise.
En effet, ce n'est pas en sanctuarisant au travers d'une modification des traités la sanction aux états en difficulté que l'on sortira l'Europe de l'ornière.
Ce schéma, à coup de plans de rigueur distribués aux mauvais élèves a pourtant bien fait la démonstration de son échec, mais l'aveuglement reste le principe de ceux qui n'ont malheureusement aucune vision pour l'Europe.
Et pourtant, il faut sauver l'Euro, parce que sauver l'Euro, c'est sauver l'Europe, c'est permettre de construire un futur plus lumineux, plus heureux, plus harmonieux, plus libre et plus prospère pour nos tous.
Dans l'immédiat, comme tout le monde l'a compris en Europe et en dehors de l'Europe, sauf bien sûr le duo, il n'y a rien d'autre à faire que mettre la Banque Centrale Européenne en marche pour faire ce que font les banques centrales partout.
Deuxièmement il faut constater que le principe sur lequel le Traité de Maastricht a érigé l'Euro, à savoir : « il faut seulement contrôler les comptes publics, pas les comptes extérieurs », a fait la preuve de son échec, issue d'une idéologie de banquiers, pas de la réalité économique.
Donc, certes, il faut revoir les erreurs commises à Maastricht et approfondies à Lisbonne, mais la révision des traités ne peut pas se faire comme le veut le duo.
Il faut qu'on prenne conscience qu'il y a des conditions de gouvernance économique nécessaires pour qu'un espace économique aussi complexe que l'européen fonctionne avec une monnaie unique, et donc il faudra débattre des moyens et des mécanismes.
En attendant ce sursaut nécessaire, on ne peut constater qu'une chose, à chaque fois que Sarkozy sauve l'euro, la chute de la monnaie est immédiate… | | Sur le terrain - Téléthon 2011 | | A l'occasion du téléthon, nous avons pu apprécier le spectacle joué par les adhérents et animateurs du centre Social du vermandois.
Un très agréable moment, avec des acteurs émouvants et des textes intelligents...
Bravo Didier aussi pour ce beau projet !
| | Quid de l’Europe | |
Peu après son élection comme Président de la République française, et juste après le début de la Présidence Européenne de la France, précisément le 9 Juillet 2007, Nicolas Sarkozy s'est fait connaitre en Europe en faisant son apparition à l'ECOFIN , (la réunion des Ministres des Finances de l'UE dans le jargon bruxellois), pour annoncer qu' avec lui, la France ne respecterait pas les limites du déficit budgétaire de 3% consacré par les Traités Européens.
L'apparition et la déclaration sont tombées comme une bombe et ont détruit le peu de crédibilité dont cette règle européenne jouissait encore.
Comme on le sait aujourd'hui, le monde était à la veille de sa plus grande catastrophe économique depuis les années trente du vingtième siècle, crise qui a révélé à quel point l'endettement public européen avait atteint des montants excessifs.
Quatre ans après, lors de l'Eté 2011, Mme Merkel, devenue entre -temps la femme forte de l'Europe où l'Allemagne faisait figure de seule survivante à la catastrophe générale et gardienne de l'orthodoxie budgétaire, eut l'idée que tous les pays européens devraient suivre l'Allemagne et imposer dans leur Constitution la règle de déficit zéro, dénommée par certains "règle d'or".
Et voilà que le même Sarkozy, qui avait déchiré les règles européennes de limitation de l'endettement, trop rigides à son goût, était devenu un parfait perroquet des énormités de Mme Merkel. Ainsi, il découvrit que la limitation du déficit, non plus à 3%, mais carrément à zéro%, était devenue la règle d'or économique à laquelle personne n'avait le droit d'échapper.
Monsieur Sarkozy a alors défendu avec la même ardeur et la même conviction la disparition de la règle des 3% hier comme il défend la règle d'or de zéro % aujourd'hui, comme il défendra n'importe quelle proposition à l'avenir à partir du moment où il l'estimera adaptée au climat médiatique, parce que pour lui seul le pouvoir compte, et parce qu'il n'a aucune idée stratégique, que ce soit pour la France ou pour l'Europe, aucune conviction autre que l'importance de lui- même.
C'est exactement l'absence de principes et de crédibilité de Monsieur Sarkozy qui a conduit les autres dirigeants européens à l'ignorer et, finalement, lui donne comme seule alternative celle de répéter les déclarations de Mme Merkel pour exister.
Rappelons-nous aussi, qu'il y a un an, lors de la tristement fameuse déclaration commune de Deauville, les deux dirigeants européens avaient convenu d'amender le Traité Européen pour permettre expressément la faillite des Etats qui ne pourraient pas honorer leurs dettes.
Cette déclaration suicidaire fut justement considérée comme le déclencheur de la débâcle de l'Euro.
Confrontés à cette débâcle aujourd'hui, nos deux dirigeants refusent de voir l'urgence de faire usage de la Banque Centrale Européenne pour éviter l'effondrement de la monnaie unique et prônent des changements complexes au Traité, comparables à la discussion sur le sexe des anges à la veille de la chute de Byzance.
Avec des dirigeants politiques comme eux, l'Europe est condamnée à la catastrophe. L'Europe et la France ont besoin de dirigeants politiques capables de comprendre la nature de nos problèmes et de nos défis, ayant une vision de longue haleine et surtout une forte conviction démocratique.
La situation actuelle demande une action immédiate de stimulation de l'économie européenne pour compenser l'effet des mesures restrictives prises par les Etats Membres ayant les plus gros problèmes de dettes extérieures. Cette action ne peut nullement attendre de grands débats, pourtant nécessaires, sur l'avenir de la gouvernance économique européenne.
Des élections démocratiques et des processus décisionnels démocratiques sont en tous cas la seule méthode pour aboutir à cette future nouvelle gouvernance.
Saint-Quentin le 27 novembre 2011 | | Au conseil régional le 25 novembre 2011 | |
Débat d'orientation budgétaire : 3 contraintes et 4 défis
Donner la priorité absolue à l'emploi, permettre à chaque jeune de réussir son entrée dans la vie, favoriser le bien vivre partout en Picardie, s'engager sur la voie de l'éco-développement, autour de grands projets fédérateurs… Autant d'ambitions qui seront au cœur du Débat d'orientation budgétaire d'aujourd'hui.
Trois contraintes majeures !
Au moment de débattre des orientations budgétaires du Conseil régional, il faut avoir en tête trois contraintes majeures : la crise financière et bancaire, les effets de la réforme de la fiscalité locale et le maintien du gel, voire la diminution, des dotations de l'Etat.
Le constat est unanime : les Régions ne disposent plus de ressources propres suffisamment dynamiques pour assurer leurs missions et particulièrement les missions réglementaires telles que le TER, la formation professionnelle ou la gestion des lycées. Ce constat est renforcé par la situation des compétences transférées en 2004 pour lesquelles les compensations sont loin de représenter les coûts réels. Cette situation rend très hasardeuses toute vision financière à moyen terme et toute prévision budgétaire pluriannuelle, pourtant essentielles dans le cadre d'un débat d'orientation budgétaire.
Quatre défis !
Malgré ces contraintes et incertitudes, en 2012, l'action du Conseil régional doit rester lisible et efficace pour faire face à une situation socio-économique très dégradée et répondre aux légitimes attentes des Picards. Elle doit s'inscrire dans la continuité des deux premières années de la mandature afin de relever les quatre défis plus que jamais d'actualité :
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l'emploi durable,
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l'entrée dans la vie active,
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la qualité de vie sur les territoires
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et la mobilisation sur les grands projets.
Commission permanente : 284 rapports votés, pour un budget de plus de 40 millions d'euros.
La Région soutient la Recherche, l'Innovation et la Formation…. 2 247 600 €, dont 700 000 € pour la plate-forme Innovaltech portée par le lycée Condorcet de Saint-Quentin, qui souhaite acquérir un « générateur d'impulsion ». Objectif : maîtriser les techniques de l'assemblage à froid de composants bi-matériaux (industrie aéronautique).
La Région accompagne les territoires axonnais …
Pays de Thiérache : 50 000 €, activités culturelles, mise en place d'un projet social, réhabilitation d'un logement ancien.
Aménagement touristique du site de Blangy… 500 000 €
Pays Chaunois… 390 390 €, restauration de la chapelle de la manufacture royale des glaces, un nouveau spectacle à Coucy Le Château, création d'un commerce, études paysagères, aménagements urbains, promotion du musée Jeanne d'Aboville à La Fère.
Pays du Grand Laonnois…160 000 €, aide à la mobilité du Relais d'assistantes maternelles, accessibilité du musée des Temps Barbares, activités culturelles.
Pays du Sud de l'Aisne… 350 860 €, mise aux normes du « Silo » à Château-Thierry, aménagements urbains, actions culturelles.
La Région lutte contre la précarité énergique… 107 640 €
La Région accompagne les lycéens… 248 500 €, assistance pédagogique aux lycéens malades ou accidenté, opération « petits déjeuners, carnets de correspondance, sensibilisation à l'entreprenariat.
La Région aime la culture… 98 800 € pour l'aide au passage au numérique des salles de cinéma.
La Région soutient la prévention santé… 140 700 €.
La Picardie prépare les Jeux Olympiques… 48 000 € pour une bourse aux athlètes picards de haut niveau | | Semaine de la recherche et de l’innovation | |
Du mardi 22 au vendredi 25 novembre s'est tenue à Saint-Quentin la cinquième semaine de la recherche et de l'innovation, à l'initiative du Conseil Régional de Picardie.
C'est au campus de Saint-Quentin, dans les locaux de l'IUT que les chercheurs se sont retrouvés, ainsi qu'un certain nombre d'industriels venus exposer les partenariats menés en Picardie dans le cadre notamment des pôles de compétitivité.
Daniel Thomas a présenté le concept de la future bioraffinerie, Mathieu Morcrette le laboratoire de stockage électrochimique de l'énergie, Bernard Devauchelle l'équipement d'excellence FIGURES qui permettra de poursuivre recherches et formations dans le domaine de la reconstruction du visage et de greffe en Picardie…..bien d'autres projets ont été exposés par des chercheurs passionnés..
Tous ces projets illustrent bien la dynamique enclenchée dans notre région dans le domaine de la recherche et de l'innovation, le président de l'université Picardie Jules Vernes a d'ailleurs indiqué qu'en terme de ratio nombre de projets acceptés dans le cadre du grand emprunt et nombre d'étudiants, la Picardie était arrivée première au niveau national…., le soutien sans faille du conseil régional n'est pas étranger à cette réussite et nous nous en félicitons collectivement.
Outre la présentation d'un certain nombre de projets emblématiques, l'ensemble des équipes de recherche ont participé à des audits menés par des experts français et européens sur l'état d'avancement de leurs projets afin de vérifier la pertinence et le bon déroulement de ces derniers.
Les jeudi et vendredi ont aussi été consacrés à ce qu'on appelle une « Convention d'affaires », des dizaines de rendez-vous organisés depuis plusieurs jours sur le thème des agro-ressources ont permis aux industriels de rencontrer les différents laboratoires de recherche et d'envisager de futurs partenariats…
Retrouvez de plus amples informations sur le site http://www.picardie.fr/recherche-et-innoation
| | Discours pour l’ouverture de la journée recherche et innovation du 23 novembre | |
C'est avec un réel plaisir que je vous retrouve aujourd'hui et je vous remercie d'avoir répondu présents à notre invitation.
Nous sommes tous des chercheurs, si l'on en croit Blaise Pascal, grand chercheur en son genre, et qui écrivait: " nous ne cherchons pas les choses, mais la recherche des choses." Nous cherchons la recherche, donc. C'est pourquoi le chasseur ne voudrait pas du lièvre qu'il a cherché toute la journée, si on le lui offrait.
De même, ce qui motive le chercheur d'or, ce n'est pas le peu de métal qu'il tirera de la rivière, même s'il le croit, mais le fait de le chercher. Vous aussi, sans doute, c'est la recherche même qui vous passionne, et nul doute qu'aucun d'entre vous ne peut être soupçonné de faire ce dont nos mères parfois nous accusaient, c'est-à-dire de chercher en priant le bon Dieu de ne pas trouver; mais ce qui distingue évidemment vos recherches des autres, c'est que vos recherches et vos trouvailles sont utiles, d'où la considération universelle et méritée qui vous revient, même si l'on ne sait pas forcément ce que vous recherchez.
C'est là que le politique peut intervenir, qui a lui aussi la prétention de pouvoir être utile, non pas pour vous imposer l'objet de vos recherches, car on sait que les découvertes les plus importantes ne se font pas toujours là où on les cherchait, et en ce sens il faut sans doute autoriser la recherche à se chercher un peu; mais en se laissant modestement instruire de ce que vous faites, des possibilités, des perspectives, et des besoins qui sont les vôtres.
Le politique de son côté peut partager ce qu'il sait sur les attentes des gens, sur la marge de manœuvre qui est la sienne, à son échelle. De son point de vue, mais aussi du vôtre, j'imagine, tout ce qui peut favoriser l'emploi, la prospérité économique et l'environnement sera particulièrement bienvenu.
Vous savez que vous pouvez compter sur nous, et que malgré un budget de plus en plus contraint notre priorité reste la recherche et l'innovation
Il me reste, avant d'entrer plus en avant dans le détail de cette journée à vous souhaiter de pouvoir autant que possible reprendre à votre compte et dans vos domaines respectifs le fameux mot de Picasso: " je ne cherche pas; je trouve"
La journée va donc se dérouler en trois temps avec cette matinée réservée à Industrilab
Comme le président l'a déjà dit hier, la Picardie a fait en 2004
le choix audacieux de miser sur l'industrie.
Guidés par la conviction que l'industrie est le pilier majeur du développement économique de nos territoires, nous avons défini une stratégie industrielle en concertation avec l'ensemble des acteurs économiques régionaux
En Picardie comme ailleurs, l'industrie doit se réinventer
Un autre modèle de développement plus construit, fondé sur la recherche et l'innovation sur les mutations technologiques et sociales à venir, fondé également sur le respect des femmes et des homes, sur la préservation de l'environnement
Une dynamique de recherche, fondamentale et appliquée s'est bâtie peu à peu, autour des pôles de compétitivité, des centres de transfert des universités qui accompagnent les entreprises dans leur évolution.
Industrilab s'inscrit parfaitement dans cette dynamique, c'est un centre de recherche de transfert de technologie, de formation mais c'est aussi un lieu d'échanges et d'expérimentations ouvert sur l'ensemble des filières industrielles stratégiques, notamment le ferroviaire et l'automobile
Industrilab vit d'ores et déjà à travers son réseau de partenaires :
Parmi les 13 projets de recherche sélectionnés, plusieurs vous seront présentés ce matin.
A l'occasion de cette journée nous instaurerons le comité d'orientation scientifique d'industrilab qui aura pour mission de définir les axes majeurs de recherche et les orientations permettant d'orienter les appels à projets
Il sera composé de 6 académiques, 5 industriels 2 centres techniques et 4 personnes qualifiées
L'après midi sera en partie réservée à I-trans avec la présence du nouveau directeur qui présentera les projets d'envergure du pole ayant un ancrage picard avec:
Cademce qui bénéficiera d'une avance remboursable de 1800000 euros qui devrait être voté lors de la prochaine commission permanente ce 25 novembre.
Railenium autour de la modélisation numérique et la précertification virtuelle
Sochart projet autour de la logistique et mené ici, à Saint-Quentin.
Enfin en dernière partie les investissements d'avenir, nous pouvons collectivement nous féliciter d'avoir bien tiré notre épingle du jeu
Tous les axes stratégiques de recherche définis dans le schéma régional sont représentés, de la mécanique à la santé en passant par le transport et l'énergie.
Je vous souhaite une excellente journée d'échanges et de découvertes. | | Passion commerce | |
Les commerçants de l'Aisne étaient réunis lundi 21 novembre à la chambre de commerce et d'industrie à Saint-Quentin.
Il s'agissait d'échanger sur des expériences menées par différents commerçants et destinées à leur permettre de retrouver ou développer leur clientèle.
Devant les difficultés rencontrées par le commerce lié aux mutations du paysage local, ( multiplication des centres commerciaux de périphérie, développement des franchises, modification des habitudes de consommation de la clientèle,…), il est apparu nécessaire de rechercher des solutions qui permettent aux commerçants de séduire et fidéliser leur clientèle de proximité.
Des pistes ont en effet été proposées pour mieux s'adapter à l'évolution de cette clientèle, que ce soit en termes d'accueil ou de magasins en ligne.
Participant à la dernière table ronde, j'ai rappelé que les interlocuteurs du conseil régional étaient bien sûr les chambres consulaires mais aussi les fédérations et associations de commerçants. En s'unissant pour porter une même dynamique, le conseil régional est un de leurs interlocuteurs et peut leur apporter conseils et financements, comme cela s'est déjà fait au travers de la Charte Qualité. Ainsi, en 2009, 220 commerçants axonais ont été lauréats de cette Charte Qualité, après avoir suivi une formation individuelle ou collective autour de l'accueil, de l'aménagement du point de vente ou de la stratégie commerciale.
Les commerces participent à l'emploi et à l'attractivité du territoire au même titre que certains autres services, c'est pourquoi il apparaît nécessaire que notre collectivité s'engage sur ce sujet. En ce moment une réflexion est d'ailleurs menée pour évaluer les besoins en terme de commerce dans le milieu rural afin d'envisager la mise en place de dispositifs destinés à offrir ou maintenir des services de proximité de qualité. | | Comité de pilotage Picardie- Thuringe le 9 novembre 2011 | |
Mercredi 9 novembre s'est tenue au conseil régional une réunion en visio-conférence avec les partenaires thuringiens, l'occasion de faire le point sur tous les projets en cours sans se déplacer; moins de frais, moins de temps passé en transports et moins de rejets de CO2….la formule est bonne malgré quelques soucis techniques au départ.
Il faut rappeler que le partenariat avec la Thuringe, initié en 1994 a véritablement pris son essor en 2004 après des visites auxquelles participaient plusieurs chercheurs. C'est à partir des échanges entre les responsables de laboratoire de recherche et de la volonté politique des régions française et allemande de coopérer que des projets concrets ont lié nos deux régions., concernant notamment un projet autour du diabète ( UPJV et Institut de Iéna)
Deux chercheurs de l'UTC de Compiègne et de l'université d'Ilmenau travailleront bientôt ensemble dans le domaine des systèmes embarqués des véhicules, mais il existe encore d'autres potentialités de coopération : en biologie, photovoltaïque, éco et agro matériaux, micro et nano systèmes, systèmes logistiques…
Par ailleurs, en 2009/2010,, nos deux régions ont organisé un concours international d'architecture et de design en éco-matériaux intitulé ADREAM (vous pouvez trouver de plus amples renseignements sur internet)
Les étudiants et professionnels devaient soumettre des projets intégrant les dimensions techniques, culturelles et sociales du développement durable ( ongs cycles de vie, confort…)
Les lauréats parmi les quelques 300 projets initiaux issus de 21 pays ont reçu une bourse et les projets font en ce moment le tour de l'Europe.
La seconde édition de ce concours international d'architecture et de design devrait avoir lieu en 2012.
La deuxième partie de la réunion a été consacrée au lancement du projet européen PICTHURE ( PICardie- THURinge) En effet la région Picardie a été sollicitée en 2010 par sa région partenaire de Thuringe pour travailler sur un projet européen sur le thème de l'éducation. Deux territoires de nos deux régions se sont mobilisés pour échanger sur des pratiques éducatives innovantes et sur le meilleur parti à prendre des méthodes et systèmes éducatifs respectifs : Dingeslstadt et le territoire de Vorbis pour la Thuringe ; l'Abbevillois et la Picardie maritime pour la Picardie.
Nos régions se retrouvent autour de problématiques partagées : le rôle de l'éducation pour développer et dynamiser des territoires, l'importance du travail sur la citoyenneté et la culture de l'estime, le travail nécessaire sur la parentalité….
Les enseignants et responsables d'associations ont pu présenter le contexte dans lequel s'inscrirait leur projet et échanger sur leur future collaboration…
Histoire à suivre… | | Mobilité internationale - rencontre avec les étudiants à Amiens | | Le discours d'Anne FERREIRA le 07 novembre 2011
Le choix de suivre à l'étranger une partie de sa scolarité ou de faire un stage en entreprise est un choix lourd d'investissement personnel : apprentissage de la langue, ou tout au moins de l'anglais, à un niveau permettant de suivre les cours ou de s'intégrer dans l'entreprise ; adaptation à un système d'enseignement différent, capacité à nouer des relations avec des étudiants d'autres cultures.
Un temps d'études à l'étranger représente également le plus souvent des frais non négligeables que les bourses d'études ne couvrent en général que partiellement.
La grande majorité des témoignages soulignent cependant le caractère très positif d'une telle démarche. Les avantages les plus fréquemment cités sont les suivants :
Une expérience d'autonomie. Cette dimension est très sensible pour les étudiants. Constituant parfois la première expérience de vie en dehors du cadre familial, la période de mobilité amène quelquefois à devoir partager un même logement avec d'autres étudiants. Nouveau statut, nouveaux types de relations, nouvelle gestion de sa vie…nombreux sont les étudiants qui évoquent les dimensions humaine et personnelle de leur mobilité.
Une expérience culturelle. L'expérience tangible de la différence culturelle est également très présente dans les témoignages. Vivre au quotidien dans une langue et des personnes différentes permet aussi de porter un regard différent sur sa propre culture.
Un cursus valorisé. L'année d'études à l'étranger est le plus souvent reconnue, mais même si ce n'est pas le cas, elle valorise fortement un CV dans la mesure où elle manifeste le dynamisme et les capacités d'adaptation de l'étudiant.
Vous êtes là ce soir pour apporter vos témoignages et je vous remercie très chaleureusement pour avoir répondu présent à l'invitation du conseil régional
C'est un sujet qui nous tient particulièrement à cœur, qui s'inscrit désormais dans un cadre plus large de la réussite éducative et pour lequel nous travaillons en étroite collaboration avec les universités et établissements d'enseignement supérieur et je les en remercie.
L'objectif du conseil régional est bien de venir compléter les dispositifs existant déjà au niveau européen, au niveau national et au niveau des établissements et nous souhaitons favoriser au maximum la mobilité internationale.
Un chantier sur la mobilité internationale a été ouvert afin d'inciter un plus grand nombre de jeunes picards à effectuer un stage ou séjour d'études à l'étranger. Il s'agit de mettre le pied à l'étrier le plus tôt dans leur scolarité.
En 2010, sur les dispositifs phileas stage et phileas séjour, ce ne sont pas moins de 1427 étudiants qui sont partis à l'étranger avec une aide du conseil régional de Picardie pour un montant total de 2 540 000 euros.
La mobilité internationale est nécessaire à l'excellence scientifique qui suppose des interactions entre étudiants et chercheurs au niveau international.
Par ailleurs la région souhaite au travers du concept de « Picardie international » faciliter l'attractivité des entreprises et l'accueil de projets internationaux liés à la recherche, à l'innovation et à l'enseignement supérieur.
Cette marque créera de la synergie entre les réseaux internationaux des entreprises, des universités des écoles, des pôles de compétitivité, des centres de transfert de technologie et des centres techniques de Picardie.
Bientôt nous demanderons aux étudiants qui partent en stage ou en séjour à l'étranger d'incarner Picardie International et de devenir en quelque sorte les ambassadeurs de la Picardie.
Je pense qu'il s'agit là d'un défi important qui donnera une autre dimension à la mobilité internationale.
Autre évolution du dispositif, financière celle là :
Compte tenu d'un nombre croissant de demande pour une enveloppe ne bénéficiant pas de la même extensibilité, des modifications seront apportées en 2012 afin de fixer le nombre de bourses accordées à un même étudiant sur l'ensemble de son cursus universitaire :
2 grandes nouveautés donc pour 2012 :
La mise en place d'une critérisation des dispositifs de mobilité internationale des étudiants afin d'introduire plus de justice sociale
Et la modification et l'harmonisation de la durée de séjour et de stage dont la durée maximum sera fixée à 26 semaines pour chaque action, stage et séjour c'est-à-dire 2 fois – mois.
Je pense qu'il s'agit là d'un défi important qui donnera une autre dimension à la mobilité internationale.
Encore merci de venir partager cette soirée avec nous et d'avoir permis de nous faire vivre quelques unes de vos expériences. | | | | |
| | Inauguration de la base nautique Henri Richard Saint-Quentin le 5 novembre 2011 | |
Mesdames, Messieurs,
Après la BUL en septembre 2010, (eh oui, une année déjà est passée…), nous voici réunis autour de ce superbe équipement aquatique supplémentaire, ici, à Saint-Quentin !
Nous partageons ici la fierté de cette belle réalisation située dans un des plus beaux sites de Saint-Quentin.
C'est dans un ensemble à caractère sportif et de loisirs, que la base nautique Henri RICHARD s'intègre : un mini golf, la plage de l'Etang d'Isle, la Guinguette et le parc d'Isle Jacques Braconnier.
Je sais combien les présidents des clubs et les adhérents étaient impatients de pouvoir disposer de nouveaux locaux et je me souviens de la discussion que nous avions eue à Strasbourg Monsieur Soignard qui regardait avec envie les locaux du club des Strasbourgeois. Je crois qu'aujourd'hui, ce sont eux qui peuvent vous envier…
Je sais que l'aménagement de ce site a fait l'objet d'un traitement particulièrement attentif à la fois sur la préservation des espaces naturels, et sur le traitement architectural. Il est vrai que c'est un des plus beaux espaces du Saint-Quentinois et qu'il s'intègre parfaitement à l'environnement De plus, il sera chauffé par géothermie et l'électricité produite par panneaux photovoltaïques.
Nous devons aujourd'hui avoir, le souci d'utiliser les énergies renouvelables, d'alléger les factures énergétiques, et de préserver l'environnement, ce que nous privilégions aussi dans les lycées.
Les deux clubs de haut niveau, l'aviron St-quentinois et St-Quentin Canoë-Kayak, vont bénéficier d'un fonctionnement indépendant, comme ils l'avaient souhaité.
A ce propos, je voudrais souligner l'attention que porte la Région au sport, qu'il soit de haut niveau, ou de loisirs, et sa contribution financière au développement et au bon fonctionnement de ces deux clubs : en ce qui concerne l'aide sport de haut niveau, les deux clubs ont bénéficié, depuis 2004, d'une aide de 189 000 €. Trois emplois solidaires sont financés depuis 2005 pour l'Aviron Saint-Quentinois, depuis 2007 pour le Saint-Quentin Canoë Kayak, pour une somme totale de 127 000 €.
Mais c'est de l'argent bien utilisé car je salue la dimension éducative et sociale qui vous anime dans vos clubs et la volonté de faire partager aux plus grand nombre le plaisir et l'effort que chaque amateur ou sportif trouve dans l'exercice de ces sports nautiques. Sans oublier les très bons sportifs qui ont pu se former ici et faire connaître et reconnaître les clubs sportifs de notre ville.
Tout est prévu dans ce superbe bâtiment, de plain pied pour qu'il soit accessible à tous : hangars, ateliers, club-houses… et c'est bien parce que , Messieurs les Présidents vous avez pu suivre le projet pas à pas afin qu'il réponde au mieux à vos besoins.
De plus, loin de ne profiter qu'aux seuls Saint-Quentinois, cette réalisation devrait avoir un véritable rayonnement régional : la base nautique fait partie d'un projet plus global de développement et d'aménagement urbain, autour du quai Gayant, et elle devrait contribuer au développement de ce quartier en particulier et du Saint Quentinois en général. La base nautique Henri Martin bénéficiera donc à l'ensemble du Pays du Saint-Quentinois, et aux pays axonais !
Au-delà de ce que représente cet équipement de loisirs, pour les axonais, je voudrais souligner qu'il n'a pu voir le jour que dans une collaboration étroite entre les collectivités et l'Etat, et dans la connaissance du terrain et des territoires qu'ont les élus locaux ! Les partenaires ont su monter ce projet, bâtir un budget, respecter leurs engagements, le bâtiment ayant bénéficié d'une importante subvention du conseil régional au travers du FRAPP (fonds régional d'appui aux pays de Picardie) … Ce projet, c'est aussi des entreprises qui ont travaillé, qui ont donné du travail, j'en profite pour les remercier également pour la qualité de la réalisation
Dans un contexte de morosité économique, cela n'est pas à négliger.
Et pourtant cela risque de ne plus être possible à l'avenir, si la réforme des collectivités voulue par le gouvernement devait venir s'ajouter à la reforme de la taxe professionnelle, qui prive la Région des moyens nécessaires à la réalisation de tels projets, à la fois utiles et ambitieux.
Et il faut bien avoir à l'esprit que nous travaillons dans le concret, au plus près des Picardes et des Picards, et de leurs préoccupations et que nous souhaitons pouvoir continuer à le faire.
Et je terminerai en saluant toutes celles et tous ceux qui font vivre ces lieux, qu'ils soient professionnels, animateurs bénévoles
Qu'ils continuent à faire partager leur passion au plus grand nombre…
| | Rencontre avec la Fondation Jalal | |
A l'occasion de visites dans plusieurs capitales européennes une délégation de femmes afghanes, conduite par Madame Massouda Jalal a rencontré élus et représentants des institutions internationales pour exprimer les craintes qu'elles ont de voir le peu de droits qu'elles avaient réussi à acquérir disparaître sous la pression du gouvernement et des talibans. J'ai eu l'occasion d'entendre quelques uns de leurs témoignages poignants et d'assister à l'entrevue avec le représentant du Parti Socialiste.
Rencontre avec la Fondation Jalal mardi 25 octobre 2011, par POURIA AMIRSHAHI
Mardi 25 octobre 2011, Pouria Amirshahi, secrétaire national à la coopération et aux droits de l'homme, a reçu une délégation de la Fondation Jalal, association de défense des droits des femmes afghanes, conduite par Madame le Docteur Massouda Jalal, ancienne ministre et ex-candidate à l'élection présidentielle. Le Parti socialiste rend hommage à l'action courageuse des fondations et des organisations de défense des droits de l'homme, les droits des femmes en particulier, dans un pays où ces droits sont menacés. Alors que l'Afghanistan entre dans une période cruciale pour son avenir, le Parti socialiste apporte tout son soutien aux forces démocratiques. Il souhaite que les femmes puissent tenir toute leur place dans les instances chargées de construire l'Afghanistan de demain, notamment lors de la prochaine conférence des donateurs qui se tiendra à Bonn en décembre 2011. |
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| Xavier Bertrand chambre le Sénat PS et se prend les pieds dans le tapis | | mercredi 14 décembre 2011 |
Libération 14-12-2011 Désintox La parole des politiques soumise à contre-enquête.
Par GUILLAUME LAUNAY
Xavier Bertrand et Valérie Pécresse, le 22 septembre. (© AFP)
«La majorité de gauche au Sénat fait exactement le contraire de ce qui est utile et bon pour notre pays. 30 milliards d'euros de dépenses supplémentaires et 60 taxes créées ou augmentées par le Sénat socialiste.»
Xavier Bertrand ministre de l'Emploi, dimanche, dans l'émission Radio France Politique.
INTOX
«Dis-moi ce que tu fais au Sénat, je te dirai ce que tu ferais à l'Elysée.» Voilà, résumé dans un communiqué, le nouvel angle d'attaque de l'UMP : cibler l'action de la nouvelle majorité sénatoriale. Jusqu'ici, on avait surtout entendu Valérie Pécresse, ministre du Budget, sur le sujet :«Le Sénat devait être le miroir de la politique socialiste, quel beau reflet, ironisait-elle encore dimanche matin sur Europe 1. Soixante taxes votées en l'espace de deux semaines […], 2 milliards de dépenses sociales en plus, 30 milliards d'impôts en plus.» Le soir même, sur BFM TV, le ministre de l'Economie, François Baroin, évoquait «un choc fiscal de l'ordre de 30 à 45 milliards». A la même heure, lors de l'émission Radio France Politique, c'est Xavier Bertrand (Emploi) qui interpellait : «Regardez de près ce qu'est en train aujourd'hui de faire la majorité de gauche au Sénat. Elle fait exactement le contraire de ce qui est utile et bon pour notre pays. 30 milliards d'euros de dépenses supplémentaires et 60 taxes créées ou augmentées par le Sénat socialiste.»
DESINTOX
A force de matraquer un élément de langage, on finit par tout mélanger. A ce jeu-là, la sortie de route est pour Xavier Bertrand : la gauche n'a pas voté 30 milliards d'euros de dépenses supplémentaires. Elle ne le pourrait d'ailleurs pas vraiment : l'article 40 de la Constitution rend irrecevable toute proposition parlementaire qui entraînerait «la création ou l'aggravation d'une charge publique» (1). En revanche, les sénateurs ont bien voté des hausses d'impôts. Ils ont voulu montrer qu'«une autre politique est possible» en remaniant le budget 2012. Mais à quel point ? Bercy estime qu'il y a 42 hausses dans le projet de loi de finances et 17 dans celui de la Sécurité sociale. Ce qui ne tient pas compte de la dizaine de taxes que le Sénat a supprimées, comme celle sur les boissons sucrées ou la fiscalisation des indemnités d'accident du travail.
Dans le détail, il y a assez peu de «nouvelles taxes», la plus emblématique étant celle sur les transactions financières. En revanche, la gauche a supprimé des exonérations (comme celles de la loi Tepa sur les heures sup et les successions), rétabli l'ancien ISF, créé une tranche supplémentaire supérieure de l'impôt sur le revenu, plafonné les dérogations à l'impôt sur les sociétés… Mais compter les taxes une à une n'est pas le plus significatif : sur un peu moins de 30 milliards de recettes fiscales nouvelles (évaluation de Bercy), 25 sont le fait de seulement cinq mesures. Il en est même une qui rapporterait à elle seule 17 milliards… si elle n'était pas le résultat d'un texte mal rédigé. Le PS a en effet tapé trop large en voulant supprimer un avantage fiscal jugé trop favorable aux LBO (opérations de rachat par endettement). Et il ne défend donc plus cette modification. Le président (UMP) de la commission des finances a lui-même reconnu qu'il s'agissait, «sans doute, de l'adoption d'un amendement mal identifié». Les socialistes estiment donc avoir voté un peu plus de 11 milliards de recettes en plus.
Quoi qu'il en soit, l'exercice pratiqué au Sénat reste théorique : hier matin, la commission mixte paritaire a constaté le désaccord entre députés et sénateurs. L'Assemblée reprend la main sur le budget à partir de demain.
(1) Les 2 milliards de dépenses sociales évoquées par Valérie Pécresse concernent l'objectif national des dépenses d'assurance maladie, que la gauche a relevé (1,5 milliard) et 600 millions de prélèvements au profit des collectivités. |
| | Législatives : Ferreira adoubée par le PS | | samedi 10 décembre 2011 | Vice-présidente du Conseil régional de Picardie, la socialiste Anne Ferreira affrontera le candidat sortant Xavier Bertrand sur la deuxième circonscription de l'Aisne. (Photo : Gaël HERISSE)
SAINT-QUENTIN - Les socialistes locaux ont chargé Anne Ferreira de défier Xavier Bertrand (UMP) lors des prochaines élections législatives.
Conformément au souhait du bureau national et de la fédération départementale du Parti socialiste (PS), Anne Ferreira, vice-présidente du Conseil régional de Picardie, a reçu jeudi le soutien massif des militants des sections de Saint-Quentin, Gauchy et Neuville-Saint-Amand, situées sur la deuxième circonscription de l'Aisne, avec 51 votes sur 55. « Un score qui rassemble et qui encourage » pour celle qui affrontera le candidat sortant Xavier Bertrand (UMP).
Après votre défaite aux élections cantonales de 2004, vous avez été élue aux échelons régional et européen. Avec cette candidature, souhaitez-vous vous ancrer davantage à Saint-Quentin ? J'y suis née ! Quand je suis élue au Parlement européen ou à la Région, je parle au nom de tous les Picards. Et j'ai toujours un œil sur ce qui se passe à Saint-Quentin. De toute façon, depuis que je ne suis plus physiquement au Parlement européen, j'habite ici.
Sur quels thèmes allez-vous faire campagne ? On va défendre l'idée d'un Etat qui retrouve de l'éthique et de la morale. Il faut que la France retrouve une vraie crédibilité au niveau européen. Ce sont peut-être des questions qui nous semblent lointaines et compliquées mais elles nous concernent directement.
Quelles parties du bilan de Xavier Bertrand allez-vous attaquer ? On n'est pas d'accord sur certaines approches de la fiscalité, des jeunes, de l'emploi. A Saint-Quentin, la question de l'emploi est essentielle.
Vous avez soutenu Martine Aubry lors de la primaire citoyenne en octobre où François Hollande arrive en tête à Saint-Quentin. Comment allez-vous associer les sociaux-démocrates à votre campagne ? Tous les socialistes seront associés à ma campagne. Je ne ferai aucune différence entre les options qu'ont pris les uns et les autres. Aujourd'hui, je suis derrière François Hollande !
Qui sera votre suppléant ? J'ai une idée. Je ne peux encore rien dire car il faut que je fasse encore quelques rencontres pour finaliser la question. En tout cas, ce sera quelqu'un de bien implanté dans le secteur rural. Saint-Quentin est peut-être l'élément central de la circonscription mais on ne doit pas négliger nos territoires ruraux. Ce que je peux dire, c'est que ce sera un homme, pour respecter la parité.
Un homme qui ne sera pas donc pas Saint-Quentinois… Tout à fait.
Sera-t-il socialiste ? Votre parti a passé des accords avec plusieurs formations pour éviter une multiplicité de candidatures à gauche. Ce sera un homme de gauche ! Mais pas forcément socialiste…
Allez-vous maintenant annoncer que vous conduirez la liste du PS aux élections municipales de 2 014 à Saint-Quentin ? On verra. Pour l'instant, on est dans la présidentielle et les législatives. ça dépendra aussi du scrutin de l'année prochaine.
Si vous ne vous présentez pas en 2 014 à Saint-Quentin, on aurait du mal à comprendre votre démarche actuelle. ça n'engage que vous de dire ça… Etre maire est un mandat passionnant. Il faudra regarder, en temps et en heure, qui a les meilleures chances de gagner et surtout d'assumer ses responsabilités.
Cela signifie-t-il que vous êtes opposée au cumul des mandats ? Je n'ai pas d'état d'âme. Il y a des mandats qui peuvent être compatibles. ça va aussi dépendre d'un certain nombre de choses comme l'évolution des collectivités locales. Peut-être que d'ici là, un texte de loi interdira le cumul des mandats…
Propos recueillis par Guillaume BALOUT Publié le lundi 05 décembre 2011 à 14H00
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| | La drôle de cuisine des chiffres de l'emploi | | jeudi 20 octobre 2011 |
L'Aisne Nouvelle Publié le mardi 18 octobre 2011 à 14H00
Si le nombre de demandeurs d'emploi a bien baissé depuis le début de l'année, il a augmenté depuis l'an passé.
SAINT-QUENTIN - Il y a deux semaines, Xavier Bertrand annonçait une baisse du chômage à St-Quentin… Une question de point de vue et de maniement des chiffres.
Faites parler les chiffres de l'emploi, je vous dirai qui vous êtes… L'adage pourrait être séculaire si les statistiques l'étaient également. Chaque pays, chaque bassin d'emploi et chaque commune ont leur lot de sophistes et d'interprètes des chiffres de l'emploi. Leurs conclusions dépendent généralement de leur couleur politique et de leur position sur l'échiquier politique concerné.
Une baisse en trompe-l'œil
Et la cité des Pastels ne déroge pas à la règle. Pour Xavier Bertrand, le chômage baisse. Pour l'opposition*, il ne cesse d'augmenter. La mini-polémique a été amorcée avec l'annonce du maire, il y a deux semaines, de la baisse du nombre de demandeurs d'emploi dans le Saint-Quentinois : « Sur le bassin d'emploi saint-quentinois, il y a 929 chômeurs de moins depuis le début d'année. On est, maintenant, en dessous des 8 000 demandeurs d'emplois [de catégorie A, ndlr] sur tout le bassin. Pour Saint-Quentin, c'est la moitié moins. On est donc à moins de 4 200 demandeurs ». Si ce constat est rigoureusement vrai eu égard aux données de Pôle emploi, Olivier Tournay et Anne Ferreira récusent cette analyse. Pour cette dernière, le maire « truque les statistiques » : « A y regarder de plus près, [la] réalité [est] beaucoup moins reluisante pour l'emploi à Saint-Quentin. Il faut dire que Xavier Bertrand est coutumier du fait et qu'un article de Libération, paru le 9 septembre 2011, dénonçait déjà les faux chiffres du ministre concernant l'emploi en France ». Et cette dernière de reprendre les données traitées par l'Insee : « En effet, les derniers chiffres disponibles, dont on peut penser qu'ils sont officiels, indiquent que, pour le deuxième semestre 2011 [deuxième trimestre 2011 en fait, ndlr], Saint-Quentin compte 6 574 chômeurs au total, contre 6 442 au deuxième semestre 2010 [deuxième trimestre 2010 en fait, ndlr] et 6 361 en 2009, soit une hausse constante bien loin de la diminution de 929 chômeurs ». Là aussi, tout est scrupuleusement exact. Qui dit vrai, qui dit faux, dès lors ? Personne et tout le monde à la fois. La subtilité vient des critères et des postulats de départ choisis. Quand XB parle des demandeurs d'emplois de catégorie A depuis janvier 2011, Anne Ferreira discute du nombre total de personnes à la recherche d'un job à compter, elles, du deuxième trimestre 2010. Et les conclusions sont, donc, tout à fait dissemblables. En fait, le chômage à Saint-Quentin et dans son bassin d'emploi a suivi une courbe parabolique. Après avoir fortement augmenté fin 2010, il a brusquement chuté depuis janvier 2011. Au final, le bilan de Xavier Bertrand est certes très convaincant depuis le début d'année. Mais, nettement moins alléchant si l'on, s'en tient aux données de l'été 2010. En effet, la quasi-totalité des chiffres y sont dans le rouge et sont en légère augmentation depuis cette période. Sauf que, dernier détail d'importance, Xavier Bertrand n'est arrivé à la tête de la cité des Pastels et du ministère de l'Emploi qu'en automne 2010. Tout est donc bien affaire d'interprétation... d'herméneutique comme disaient les Anciens.
*incarnée ici par le conseiller municipal PC Olivier Tournay et la vice-présidente PS du conseil régional Anne Ferreira. Voici l'évolution des chiffres de l'emploi (demandeurs de catégorie A, sans activité même partielle) :
LES CHIFFRES :
- Traité par l'Insee :
Au deuxième trimestre 2010, il y avait 4 131 demandeurs d'emploi à Saint-Quentin. Un an plus tard, en 2011, ils sont 4 291. Soit une augmentation de 160 personnes à la recherche d'un travail. Dans le quartier du Vermandois, ils passent de 1162 à 1239. A Neuville, de 373 à 405. Au faubourg d'Isle de 552 à 559. Seul le quartier Europe voit ses demandeurs d'emplois baisser délicatement de 974 à 962.
- Selon Pôle emploi :
En juillet 2010, il y avait 7 569 demandeurs d'emploi dans le bassin saint-quentinois. En janvier 2011, ils étaient 8 560 et en juillet 2011 ils étaient 7 631 à rechercher un travail. Ce qui représente 929 individus en moins depuis le début de l'année mais une augmentation de 62 demandeurs d'emploi depuis un an.
Aurélien WALTI |
| | « Je ne dis pas, après Martine Aubry, le déluge » | | jeudi 1 septembre 2011 |
La socialiste, photographiée, lors du déplacement de la stèle de Romain Tricoteaux. (photo : G.H.)
SAINT-QUENTIN - Anne Ferreira, la vice-présidente du conseil régional, revient sur l'université d'été du PS à La Rochelle à laquelle elle a participé.
Êtes-vous allée à l'université d'été du PS ? Oui, j'y étais, j'y ai mes habitudes, sauf l'année dernière où je n'ai pas pu m'y rendre à cause d'une réunion au conseil régional. J'étais à un atelier consacré à l'entreprise, au développement des PME, c'est toujours intéressant de rencontrer des personnes de l'entreprise, des syndicats pour discuter de ces sujets.
Les médias se sont beaucoup amusés de la compétition qui a régné pendant ces trois jours entre les six candidats à la primaire. Et vous, qu'en avez-vous pensée ? Il ne faut pas se voiler la face. A partir du moment où il y a une élection, les candidats y sont tous un peu allés de leur intervention. Mais on était tous entre camarades pour que, lors de prochaines élections, ce soit un candidat socialiste qui gagne.
Vous n'avez donc pas trouvé qu'il y avait une atmosphère de guerre de tranchée ? Il y a des choses qui sont forcément inévitables, mais je crois que tout le monde a parlé avec ses compétences. Martine Aubry, par exemple, a fait des interventions sur le cumul des mandats, François Hollande a lui réagi à d'autres sujets.
Vous soutenez Martine Aubry ? Oui, je la soutiens par rapport à mon histoire personnelle, mes positions politiques, comme je suis avec Benoît Hamon. Je ne suis pas de celles qui disent, après Martine Aubry, le déluge, mais je crois qu'elle a la carrure, la compétence.
Et François Hollande ? Je crois qu'il va y avoir un certain nombre de sujets comme le cumul des mandats et la réforme fiscale qui vont être déterminants. Par exemple, quelqu'un comme Manuel Valls, je ne partage pas ses positions qui, je pense, sont plus proches du centre que des socialistes. Après, chacun a ses compétences et je crois que les positions pourront s'affiner au cours de la campagne.
Vous pourriez alors modifier vos consignes de vote ? Non, non.
La campagne de Martine Aubry vous donne-t-elle des idées pour vos prochaines échéances électorales ? (1) Les élections législatives découlent des élections présidentielles, mais honnêtement, cela n'a pas grand-chose à voir, les outils médiatiques ne sont pas les mêmes, et il n'y a pas une équipe aussi étoffée. Il faut être plus en contact avec les gens.
Pour reprendre une expression de Martine Aubry, conseillerez-vous à Xavier Bertrand de prendre « care » (2) à lui ? Je crois surtout qu'il faudrait qu'il essaye de tenir ses promesses, notamment sur la question de l'emploi, puisqu'il l'a lui-même souhaité qu'on le juge sur cette question. On voit que les résultats ne sont pas à la hauteur. »
(1) : Anne Ferreira est pressentie candidate du PS aux législatives et aux municipales. (2) : Thématique développée par l'ancienne 1ere secrétaire du PS.
Jérôme POINSU Publié le mercredi 31 août 2011 à 14H00 |
| | Anne Ferreira, future adversaire de XB ? | | lundi 13 juin 2011 |
Anne Ferreira estime avoir la carrure pour affronter Xavier Bertrand lors des prochaines échéances électorales. (Photos d'archives : G.H.)
SAINT-QUENTIN - Législatives 2012, municipales 2014. A Saint-Quentin, la conseillère régionale Anne Ferreira (PS) « y pense », sans toutefois ne rien acter.
A mi-mandat municipal et à un an des législatives, le nom de la conseillère régionale socialiste Anne Ferreira ne cesse d'être avancé pour briguer ces deux fonctions. En 2012, pour les législatives, comme en 2014, lors des municipales, elle pourrait retrouver Xavier Bertrand (UMP) sur sa route. Si elle ne l'avoue qu'à demi-mot et louvoie quelque peu, Anne Ferreira est l'un des candidats naturels du PS.
Anne Ferreira, on vous annonce un peu partout comme la prochaine candidate de l'opposition aux municipales de 2014. Est-ce fondé ? Nous ne sommes qu'en 2011 pour l'instant. A l'heure actuelle, je m'occupe déjà de mon travail de vice-présidente [chargée de l'Enseignement supérieur et de la Recherche au conseil régional, N.D.L.R.]. Mais, ce n'est pas impossible…
Alors, êtes-vous candidate à la candidature ? Oui bien sûr, mais c'est encore loin. C'est vrai que ça revient chez les citoyens que je rencontre à Saint-Quentin. Ils me le demandent. Il y a une vraie attente des gens. Mais, il y a d'autres échéances avant.
Les législatives de 2012 ? Vous comptez vous lancer ? Je ne peux pas dire que je ne serai pas candidate. C'est une possibilité. J'y pense… En tout cas, c'est un mandat qui m'intéresserait. Et puis, c'est vrai que je connais suffisamment le Saint-Quentinois grâce aux diverses casquettes que j'ai eues. J'en connais les forces et les faiblesses. Je pourrais y mener un certain nombre de projets. Ceux du Parti socialiste.
Qu'est-ce-qui vous empêche d'en dire davantage ? Nous devons respecter des procédures particulières. Il y a un calendrier au sein du PS et les nominations pour les législatives ne se feront pas avant le dernier trimestre 2011. Nous devons respecter la parité des sexes. Chaque circonscription en dépend… Pour les municipales, ce sera aux militants de choisir. Mais, pas avant 2013.
Justement, la deuxième circonscription de l'Aisne (celle de Saint-Quentin) est traditionnellement réservée aux femmes, au sein du PS… Oui c'est vrai… Mais, parfois il y a des enjeux qui font que les choses évidentes ne le sont plus. Tout peut évoluer…
Reste que dans le paysage politique saint-quentinois, vous êtes la quasi-favorite ? On peut dire ça… puisque j'ai été conseillère générale, députée européenne et conseillère régionale. Je sais donc comment tout cela fonctionne. J'ai une vision globale.
Quelle autre alternative est envisageable si vous n'êtes pas candidate ? Une nouvelle figure ? Un parachutage ? Un parachutage ? ça me ferait bien rire. Ce serait une mission en terre… [elle ne finit pas sa phrase] Enfin, tout est possible.
A Saint-Quentin, seriez-vous prête à renouer l'alliance avec l'extrême gauche ? Nous n'en avons pas discuté. Moi, ça ne me pose pas de problèmes. Je ne m'interdis rien, il faut juste trouver le meilleur fonctionnement.
Quels sont les axes forts que vous souhaiteriez développer dans l'optique de l'une de ces candidatures ? Les questions portant sur l'éducation et la jeunesse sont essentielles. Sur le bassin saint-quentinois, il y a vraiment des efforts à faire. A Lavisse, par exemple, il y a beaucoup d'absentéisme dû à des problèmes socio-familiaux. Il faut davantage épauler les parents dans la difficulté sinon les enfants trinquent… Concernant l'université, j'attends de voir ce que Xavier Bertrand proposera pour le restaurant universitaire, il manque de l'argent. Il faut qu'il s'engage. Pour l'emploi, je propose de mettre les entreprises en réseau car elles me semblent orphelines ici. Il faut les aider à se moderniser, à trouver des débouchés pour leurs produits. On s'est attardés sur Fleury Michon mais ça n'a rien créé. Il faut plutôt conforter les entreprises déjà existantes, afin qu'il y ait quelques emplois supplémentaires dans chacune d'entre d'elles.
Quel bilan dressez-vous de de la politique menée par le maire depuis son arrivée ? Dans les domaines qui me concernent, l'enseignement supérieur et la recherche, je trouve qu'il y a un manque de travail partenarial. Lorsque Xavier Bertrand a décidé de mettre en place les logements, je n'ai pas été invitée… Pourtant, il me paraît essentiel de travailler avec l'ensemble des partenaires afin de tout mettre sur la table, évaluer les besoins, savoir s'il faut répondre à cette question par des logements privés vacants ou construire des logements neufs…
Vous risquez, entre autres, d'être attaquée sur les politiques fiscale (du Département) et immobilière (de la Région) menées par le PS et qui « assassinent » le Saint-Quentinois, selon Pierre André et Xavier Bertrand. Comment les justifiez-vous ? On peut toujours critiquer mais nous n'avons plus qu'une enveloppe réduite. Nous ne pouvons même plus financer de grands projets. La question est surtout de savoir comment on prélève. Sur qui ? Et comment on redistribue ? Concernant, la politique immobilière, on a construit à tout va. A Saint-Quentin, des dizaines de personnes n'arrivent plus à vendre leur logement. A cause de qui ? Pas de la Région mais de la bulle fiscale de Gilles de Robien…
Après les cuisantes défaites socialistes aux cantonales, à Saint-Quentin, pensez-vous sincèrement avoir une chance de battre Xavier Bertrand, l'un des poids lourds de la politique française à l'heure actuelle ? Il n'y a que dans les pays non-démocratiques qu'il n'y a pas de mouvement. Donc, oui c'est possible. D'autant que je pense qu'il y a besoin de changement.
Publié le lundi 13 juin 2011 à 14H00 L'Aisne Nouvelle - Aurélien WALTI
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| | Anne Ferreira : « L'Europe des régions reste à construire » | | jeudi 14 octobre 2010 |
Anne Ferreira, autrefois députée européenne, connaît bien les arcannes de Bruxelles. Pour elle pas de doute : si la Picardie veut exister, il faut qu'elle soit présente à Bruxelles.
Anne Ferreira, vous êtes vice-présidente (PS) du conseil régional de Picardie en charge de la recherche et de l'innovation, mais aussi de l'Europe. Quel intérêt pour la Picardie à participer à ce type de grand messe ? Ces « Open Days » sont un lieu d'échange d'expériences, que l'on met aussi à profit pour prendre des contacts, nouer des partenariats au niveau européen. Toutes les régions rassemblées au même endroit, c'est précieux.
Le message cette année est un peu particulier... C'est lié à la menace qui pèse sur les fonds structurels. Il y a d'abord la question du niveau du budget européen qui pourrait fortement baisser. Et puis il y a la tentation de renationaliser ces fonds européens qui ont contribué au développement des régions, ce qui se traduirait par une certaine confiscation par les états. Ça, c'est très inquiétant.
Pour la Picardie en particulier ? Oui. Je rappelle que sur le contrat de projets État-Région, l'Europe met plus d'argent que l'État dans le cadre des fonds structurels. Il s'agit de projets qui concernent l'université, les transports, les nouvelles technologies etc. Depuis 2004 et le traité de Lisbonne, toutes les régions sont éligibles aux fonds structurels, au nom de la compétitivité et de l'environnement. Après 2013, il risque de ne plus y avoir d'argent que pour les régions les plus fragiles et peut-être les régions en transition. C'est le cas de la Picardie. Mais il est important de maintenir l'effort en faveur de tous.
La Région Picardie entretient une délégation à Bruxelles. C'est facile d'exister ici, où tout est affaire de lobbying ? Nous avons l'avantage de la proximité. Et celui d'une certaine reconnaissance aussi. Quand il y a [RC]des appels à projets européens et que l'INERIS ou l'UTC répondent, on sait à Bruxelles que c'est la Picardie qui répond.
L'Europe des régions existe ? C'est une réalité physique, ce n'est pas une réalité institutionnelle. L'Europe reste d'abord une Europe des nations. On le voit bien sur la question budgétaire. L'enjeu c'est justement d'en sortir, d'en finir avec une Europe dogmatique qui n'a su ni anticiper ni sortir de la crise. C'est incroyable de voir que c'est la Chine qui vient aujourd'hui au secours de la Grèce. Les citoyens attendent de l'Europe qu'elle les protège, qu'elle œuvre sur les questions d'éducation, de santé, de transports, etc. Et les Régions ont là un grand rôle à jouer en donnant une traduction concrète aux orientations européennes.
Propos recueillis par Ph.F.
Le courrier picard * Jeudi 14 Octobre 2010 |
| | Anne Ferreira affiche ses ambitions | | mercredi 11 août 2010 |
Anne Ferreira se déclare en leader de la gauche.
Avant de s'accorder un peu de vacances sur l'île de beauté, la socialiste saint-quentinoise, ancienne conseillère générale et députée européenne, Anne Ferreira s'est clairement positionnée pour les échéances électorales à venir. La Saint-Quentinoise coupe ainsi l'herbe sous le pied à ceux qui, à gauche, pourraient avoir des ambitions.
Adhérente au Parti Socialiste depuis 1981, elle entre sur l'échiquier politique en 1998, élue conseiller général. Elle sera vice-présidente de l'assemblée départementale jusqu'en 2001.
Candidate en 23e position sur la liste socialiste aux élections européennes de juin 1999, elle n'est pas élue le jour du scrutin, mais le deviendra un peu plus tard quand François Hollande démissionnera. En 2004, elle perd son siège au département battue par la candidate UMP Colette Blériot de 31 voix. La même année, elle est élue au conseil régional puis est réélue au Parlement Européen candidate sur la liste d'Île de France.
Mais en 2009 candidate pour un 3e mandat à Bruxelles, en 8e position sur la liste, elle ne retrouve pas son siège.
En début d'année, elle était réélue au conseil régional et retrouvait une vice-présidence en charge, entre autres, de la recherche et de l'innovation, de l'enseignement supérieur, du développement économique et de l'Europe.
Lutte pour le leadership
L'autonomie des universités programmée pour l'an prochain l'inquiète. « L'Université de Picardie a besoin d'être confortée, il va falloir réaliser de gros investissements pour les laboratoires, trouver des financements privés. Je suis inquiète pour les conditions de travail des étudiants par rapport aux financements dont disposeront les universités. Elles ne joueront pas toutes dans la même cour. C'est une régression ».
Anne Ferreira se dit persuadée que de nombreux électeurs de droite ne se reconnaissent plus dans la politique de Nicolas Sarkozy pour les retraites, le code de la nationalité… « Il n'y a pas que la gauche qui est vent debout, une partie de la droite également ». Et d'affirmer une situation identique au conseil régional : « Je note des tensions au sein de l'UMP, ils ne sont pas toujours sur la même longueur d'ondes au moment des votes. Il y une lutte de leadership entre Caroline Cayeux et Christophe Coulon ».
La socialiste aborde le chômage « 13,6 % dans l'Aisne, 15,2 à Saint-Quentin, c'est du jamais atteint. Je pense que cela peut changer il y a du potentiel et je ne me résigne pas à une telle catastrophe quand on a un leader national à Saint-Quentin, de surcroît sur un territoire historiquement industriel ».
2012-2014
Concernant le refus de la région de continuer à financer les hélicoptères des Samu 02 et 80, Anne Ferreira déclare « Cette décision a peut-être été mal expliquée, nous continuerons à porter nos efforts ailleurs pour la santé. Nous avons financé de nombreux scanners, fait en sorte que les étudiants de la faculté de médecine s'installent en Picardie… A chacun ses compétences ».
La création d'un pôle universitaire à Saint-Quentin qui regrouperait l'IUT et l'Insset, Anne Ferreirra veut y croire « Si l'État dit O.K, les travaux pourraient débuter cette année. Le Conseil régional participera aux travaux, ce serait 2 à 300 étudiants de plus pour une nouvelle formation dans le domaine de la logistique et les systèmes embarqués. Les projets d'école d'ingénieur et d'antenne de l'UTC ont échoué au niveau du ministère par rapport aux demandes en nombre de postes ».
Et Anne Ferreira conclut en donnant rendez-vous dès 2012 pour les législatives : « Députée européenne j'ai travaillé sur de nombreux projets de loi, j'ai envie de contribuer à la politique de la France. Il sera temps en 2012 que la gauche revienne aux affaires ».
Et d'évoquer les municipales de 2014 : « Je ne me résigne pas à voir Saint-Quentin dans cette situation, j'ai l'envie politique personnelle d'agir pour cette ville ».
En conclusion, Anne Ferreira s'affiche en leader de la gauche, ; la campagne est donc lancée.
Publié le mercredi 11 août 2010 L'Aisne Nouvelle - Erick LESKIW |
| | La Picardie est en bonne place | | mercredi 17 février 2010 |
Anne Ferreira, vice-présidente (PS) chargée de la Recherche.
Quelles ont été pour vous qui aviez la responsabilité de ce secteur les avancées les plus marquantes au cours de ces six ans dans le domaine de l'innovation et de la recherche ?
Ce qui a été le plus marquant pour moi, c'est d'abord la méthode. On a mis en place des réseaux, c'est-à-dire que les gens se sont parlés, les chercheurs se sont parlés, les industriels ont parlé aux chercheurs qui ont parlé aux centres de transfert, qui ont parlé aux universités. En mettant ensemble tous ces gens qui n'avaient qu'un seul objectif : un programme de recherche en Picardie. On a pu, grâce à eux, développer sur le fond des thématiques essentielles telles que, bien sûr, les pôles de compétitivité mais aussi avec le pôle IAR la chimie verte. Regardez aussi ce qu'on a fait dans le domaine de la santé avec le professeur Devauchelle, dans le domaine de l'énergie avec M. Tarascon. On a à la fois les deux pôles de compétitivité qui sont vraiment très structurants et qui placent la Picardie dans une bonne place dans l'Europe et à l'international.
Avez-vous le sentiment d'avoir rapproché le monde universitaire du monde économique ?
Il y a une évolution. Il faut qu'elle se poursuive. Les étudiants sont aussi dans les entreprises.
Y-a-t-il des choses qui n'ont pas pu être faites ?
Peut-être avoir plus de débouchés dans l'innovation. Il faut qu'elle débouche sur de l'industrialisation.
Le courrier Picard * Mercredi 17 Février 2010 |
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