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| ENSEMBLE RÉUSSIR LE CHANGEMENT | | Je tiens à remercier toutes celles et tous ceux qui, par leur suffrage, ont permis la victoire de François Hollande.
Dans notre circonscription, François Hollande a recueilli 52,57% des suffrages, et la forte mobilisation des électeurs saint-quentinois s'est traduite par un score de 54,18% à Saint-Quentin.
L'élection de François Hollande confirme la profonde aspiration au changement des Français, et signe l'échec du mandat de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement, et notamment de son ministre Xavier Bertrand.
C'est un nouvel horizon qui s'ouvre à nous pour redresser économiquement, socialement et moralement une France abimée. Nous avons désormais le devoir de réussir.
Le mandat confié au nouveau chef de l'Etat est clair et la responsabilité est majeure : assurer l'égalité entre tous pour garantir le vivre ensemble, renouer avec la justice, reconquérir le progrès social et environnemental.
Cette victoire, c'est aussi celle d'une gauche unie après le 1er tour de l'élection présidentielle. Ce rassemblement a été décisif pour accentuer l'élan initié par François Hollande depuis de nombreux mois.
LES 10 ET 17 JUIN CONFIRMEZ LE CHANGEMENT
Le changement se traduira dans les actes, et ce dès les premières semaines de gouvernement avec notamment l'augmentation de 25% de l'allocation de rentrée scolaire, le blocage pour 3 mois des prix des carburants, la renégociation du traité d'austérité et le droit de partir en retraite à 60 ans pour tous ceux qui ont commencé à travailler tôt. Les grandes réformes (fiscales avec la suppression de la «TVA Sarkozy», sociales avec comme priorité l'emploi des jeunes et des seniors et le recrutement de 60 000 fonctionnaires dans l'éducation nationale, droit de vote des étrangers…) ne pourront être menées qu'avec le soutien d'une large majorité présidentielle au Parlement. Cette majorité renouvelée doit être celle qui réussit le changement.
Dans quelques semaines, les 10 et 17 juin, ont lieu les élections législatives. Cette nouvelle échéance électorale est donc essentielle pour mettre en œuvre le projet présidentiel.
Candidate à l'élection législative, je suis venue à votre rencontre. J'ai entendu les craintes et les espoirs, j'ai vu la lucidité mais aussi souvent le désenchantement chez nos concitoyens, j'ai perçu à quel point la gauche était souhaitée, mais aussi et surtout qu'elle était attendue au rendez-vous de ses engagements. Je veux aujourd'hui, avec vous, faire réussir la gauche au pouvoir.
Avec Stéphan Anthony, mon suppléant et avec toutes celles et tous ceux qui nous ont rejoints depuis plusieurs mois, nous allons amplifier la campagne de proximité pour continuer à recueillir vos attentes et vous présenter les engagements que nous portons aux côtés de François Hollande.
La victoire du 6 mai est une première étape, et je compte sur vous pour la confirmer en me faisant l'honneur d'être votre représentante à l'Assemblée Nationale.
Anne Ferreira
| | Législatives 2012 – Réunion publique à MOY de l’AISNE | | Vendredi 11 mai 2012 à 18h00 dans les locaux de la mairie.
Madame Monsieur, François Hollande est désormais notre président et le président de tous les Français. Les électrices et les électeurs ont, dimanche 6 mai, montré clairement une volonté de changement, de rassemblement autour des propositions de François HOLLANDE. Il s'agit désormais de faire vivre ce changement dans notre circonscription. A l'occasion de cette réunion, nous pourrons débattre des questions de santé, d'emploi, d'éducation, de sécurité, de tous ces sujets qui pour vous comme pour moi sont des priorités. N'hésitez pas à inviter celles et ceux qui seraient intéressés par cette rencontre.
Bien à vous ! Anne FERREIRA | | Dimanche 6 mai 2012 - 20h00 | |
Retour de la gauche au pouvoir ! Victoire de François HOLLANDE !
Avec 51.62% des suffrages obtenus au niveau national, François HOLLANDE devient notre nouveau Président de la République.
A Saint-Quentin, bastion de la droite sarkozienne, ville où la municipalité est tenue par le plus fidèle serviteur de Nicolas SARKOZY, Xavier BERTRAND, François HOLLANDE obtient 54.18% des voix
Voir ici le tableau des résultats par bureau de vote
| | François Hollande est désormais le nouveau Président de la République. | | Dans notre circonscription, François HOLLANDE a recueilli 51,63% des suffrages, et à Saint-Quentin 54,18%. Je tiens à remercier toutes celles et tous ceux qui ont permis ce changement. Il s'agit désormais de donner à François Hollande, que je représente auprès de vous, une majorité à l'Assemblée nationale, pour que nous puissions mettre en œuvre les engagements pris devant les Français. Soyez nombreux à participer aux élections législatives qui se tiendront les :
10 et 17 JUIN 2012
Avec Stéphan Anthony, mon suppléant, nous vous transmettrons prochainement, comme les autres candidats, notre profession de foi. Nous voulons agir :
- Pour l'emploi,
- Pour nos écoles,
- Pour notre système de santé,
- Pour les jeunes.
Je compte, avec François Hollande, sur votre soutien le plus large possible dès le 1er tour des élections législatives.
Anne FERREIRA | | Votez Hollande le 6 mai, rien n’est joué, pas une voix ne doit manquer | | Certains pensent que Sarkozy « tord » sa campagne du côté droitier pour séduire, sur leur terrain, les électeurs du Front national. Non, Sarkozy est « nature », il est très à droite et n'a pas changé depuis qu'il manifestait, étudiant à Nanterre, sous les banderoles du syndicat d'extrême-droite « UNI », proclamant « A bas la grève ».
C'est bien lui qui préfère les curés aux instituteurs. C'est bien lui qui a dit que son modèle était Margaret Thatcher, l'odieuse admiratrice de Pinochet. C'est bien lui, qui à « Ripostes », le 10 décembre 2006, ne trouvait rien à dire en apprenant la mort de Pinochet.
Sa réélection serait une catastrophe pour la France, une joie pour les riches banquiers, un deuil terrible pour les salariés.
Mesurons tout ce que nous risquerions de perdre s'il était réélu : tout ce qui reste du Conseil national de la résistance, Sécu, retraite, comités d'entreprise… Il s'attaquerait à notre 5ème semaine de congés payés, à nos dimanches, à la durée du travail, au Smic comme l'exige Parisot. Il s'attaquerait au droit de grève, au droit syndical. Il reculerait encore l'âge légal de la retraite. Il « flexibiliserait » le droit du travail en retirant toute entrave aux licenciements, comme son homologue de droite Mariano Jaroy en Espagne.
Les cliniques privées et les écoles privées deviendraient un refuge forcé après la liquidation des hôpitaux publics et de l'école de républicaine. Il s'attaquerait à la SNCF pour la démanteler, comme EDF. Les derniers services publics seraient bradés avec La Poste.
Il nous engagerait sans coup férir dans n'importe quelle guerre avec l'Iran. Les affaires comme Karachi, Bettencourt, Takkiedine, Kadhafi se multiplieraient. Le clan du Fouquet's régnerait encore plus ostensiblement. La dictature des banques, de la rente, du CAC 40 s'épanouirait.
La chasse aux étrangers, la xénophobie, le racisme gagneraient du terrain. L'UMP est blanc-bonnet et bonnet-bi avec le FN. La victoire de Sarkozy serait une telle défaite, un tel recul qu'elle découragerait les luttes. Les meilleures traditions de gauche du XXe siècle seraient en péril.
On peine à imaginer pareil coup contre notre pays. Sarkozy a déjà été, pendant 5 ans, le pire président de la Ve République, le plus antisocial, il a atteint le record du chômage, des inégalités, de la précarité au travail. Il a bloqué les salaires, augmenté les déficits et la dette, cajolé la rente.
Un « quitus » et un deuxième mandat lui permettraient tout. Avec la misère dans les banlieues et les campagnes, la désindustrialisation, le recul de tous les services de l'Etat, l'abandon des exclus, des vieux, la jeunesse plongée dans le chômage et l'incertitude professionnelle, Sarkozy est le vrai, le pire des dangers politiques opposé à une société humaine, juste, fraternelle, égale, et libre.
Ne laissez pas une voix se perdre, pas une hésitation, pas une absence, pas une négligence, ne croyez pas les sondages sur parole, rien n'est joué jusqu'à dimanche 6 mai à 20 h. Les derniers jours, les dernières heures sont toujours décisives, gagnez voix par voix, argument par argument, pour le chasser.
François Hollande a mené la campagne à gauche de bout en bout. Il qui annonce un gouvernement de gauche et la lutte contre la finance. Pas besoin de partager tout ce qu'il dit ou qu'il ne dit pas : « avec la gauche, on n'a pas tout ce qu'on veut, avec la droite, on a tout ce qu'on ne veut pas ». Il n'y a pas photo. Le 6 mai sera jour de désespoir ou de liesse pour le peuple de gauche, cela dépend de vous, de votre action, de votre choix. Votez François Hollande, votez à gauche, votez pour le changement maintenant.
François Hollande a annoncé :
Qu'il fallait réorienter l'Europe.
Que le rôle et les missions de la BCE devront être revus.
Que la BCE devrait prêter aux états directement.
Qu'il est contre le traité budgétaire de Merkel et Sarkozy en l'état.
Qu'il fallait tourner la page de l'actuelle Europe.
Que le 5e risque dépendance relèvera de la sécurité sociale.
Que la tarification des soins sera réformée afin de mettre fin à la compétition entre l'hôpital public et les cliniques privées.
Que les dépassements d'honoraires des médecins seront encadrés.
Que les entreprises pourront être rachetées par la loi aux patrons qui voudraient les brader alors qu'elles sont encore profitables.
Que celles qui délocaliseraient seront obligées de rembourser les aides publiques.
Que les banques seront séparées entre dépôt et investissement.
Que les frais bancaires seront limités.
Que les acquisitions d'entreprises avec effet de levier (LBO) et autres pratiques boursières dérégulées seront interdites,
Que la finance sera asservie et non plus dominante.
Qu'une taxe sur les transactions type Tobin sera mise en œuvre,
Que la retraite à 60 ans sera rediscutée avec les syndicats,
Que les cotisations sociales pour la retraite seront augmentées de 0,5 %,
Que la RGPP (révision générale des politiques publiques) sera stoppée,
Qu'il y aura 60 000 postes en plus dans l'Education nationale.
Que la prime de rentrée scolaire sera augmentée de 25 %.
Qu'il y aura des tarifs progressifs pour le gaz, l'électricité et l'eau.
Que les loyers seront encadrés.
Que la loi SRU sera plus vigoureusement appliquée avec des sanctions multipliées par 5.
Que les jeunes adultes en formation auront une allocation autonomie.
Qu'il y aura 150 000 emplois jeunes.
Que les salaires seront discutés avec les syndicats.
Que le Smic sera préservé et augmenté dès juillet.
Que la loi Tepa, visant à casser l'emploi et le pouvoir d'achat, sera abrogée.
Que la hausse de 1,6 point de la TVA, la TVA sarkozyste, sera abrogée.
Qu'il y aura une grande réforme fiscale de l'impôt direct et progressif, avec une nouvelle tranche à 45 % et une autre à 75 %.
Que l'ISF sera augmenté.
Que le prix de l'essence bloqué pendant 3 mois et la TIPP flottante (taxe intérieure sur les produits pétroliers) restaurée.
Que le revenu du capital sera imposé comme celui du travail,
Qu'une transition énergétique sera mise en œuvre, pour sortir progressivement du nucléaire.
Que les impôts sur les sociétés seront revus en proportion de leur taille, pour TPE, PME et CAC 40.
Que les pactes de compétitivité, dérogatoires à la loi, seront supprimés.
Que le mariage homosexuel sera autorisé et donnera droit à l'adoption.
Que l'avortement sera remboursé à 100 %.
Que toute nouvelle loi comportera un volet handicap.
Qu'il y aura respect du parlement et un président normal puis une révision constitutionnelle d'ensemble.
Que le non cumul des mandats sera imposé aux parlementaires,
Que la laïcité sera respectée.
Que les dirigeants des médias publics seront à nouveau nommés par une commission indépendante.
Que la réforme des collectivités territoriales de Sarkozy sera abrogée.
Que les troupes seront rapatriées de Kaboul avant fin décembre 2012.
Que le droit de vote sera accordé aux étrangers aux élections municipales.
Que l'indépendance de la justice sera garantie.
Qu'une police de proximité sera rétablie.
Qu'il fera un gouvernement de gauche, avec un Premier ministre socialiste, pas d'ouverture à droite…
Autant de bonnes raisons pour voter « François Hollande » ! | | Débat de l’entre-deux tours – Nicolas SARKOZY déclare : « J’ai supprimé les IUFM » | | Monsieur Nicolas Sarkozy, dans le débat de l'entre-deux tours, qui l'a opposé à François Hollande a déclaré à deux reprises : « Deuxième point, sur la formation des maîtres. J'ai supprimé les IUFM.
C'était une catastrophe. ». « J'ai supprimé les IUFM qui étaient une catastrophe parce que j'ai voulu que nos enseignants soient formés dans l'université. »
Surprenant de la part du Président de la République, il y a toujours trente-deux IUFM qui sont dirigés par trente-deux directeurs nommés par le Ministre de l'Enseignement Supérieur sur proposition des Conseils d'École de ces établissements. Ces IUFM sont en charge de plus de 550 masters qui préparent aux métiers de l'enseignement, de l'éducation et de la formation et ce sont plus de trente mille d'étudiants qui suivent ces formations. Le candidat Nicolas Sarkozy ignore donc ce que fait un ministre du gouvernement que préside le Président Sarkozy ?
Sans doute que le candidat Nicolas Sarkozy ignore que dans IUFM, le U signifie universitaire et que les IUFM ne sont pas à part de ce fonctionnement universitaire. Ils sont soumis aux mêmes règles et principes que l'ensemble des composantes universitaires et sont évalués sur les mêmes bases, en regard de leur projet en matière de recherche, de formation et d'insertion. Sans doute, le candidat Nicolas Sarkozy ignore-t-il que les Recteurs d'Académie, tous nommés par le Président Sarkozy sur proposition de son premier ministre et de son ministre de l'éducation nationale, font largement appel à ces IUFM pour prendre en charge la formation initiale des fonctionnaires stagiaires et continue des enseignants ?
Certainement, le candidat Nicolas Sarkozy pense qu'il n'est pas nécessaire de former les enseignants et c'est pour cela qu'il rêve que le Président Sarkozy a supprimé les IUFM. Considérer qu'aucune formation professionnelle des enseignants est nécessaire, n'est-ce pas cela la catastrophe ? Mais n'est-il pas vrai qu'il n'y a aucune nécessité de former des enseignants pour leur apprendre à « changer des couches culottes », comme le déclarait un des ministres de l'éducation nationale d'un des gouvernements du Président Sarkozy ?
Heureusement que « des hommes et des femmes » ont continué à faire leur métier, en essayant de répondre aux attentes de leurs étudiants en développant des formations dans des conditions inadmissibles de pressions politiques constantes, de dénigrements systématiques, de désaveux permanents. Non, Monsieur Nicolas Sarkozy, les IUFM n'ont pas disparu. Ils occupent une place reconnue dans le paysage universitaire et de nombreux étudiants continuent de leur faire confiance pour apprendre un métier qui est devenu bien difficile à force d'être dévalorisé et décrédibilisé. Être enseignant est un métier qui s'apprend et la catastrophe est de nier ce fait, le nier jusqu'à prendre ses rêves pour des réalités…
La République doit avoir d'autres ambitions pour son école et pour la formation initiale et continue des enseignants, ces professionnels à même de relever ces défis.
Régis Bernard (IUFM Lyon), Mario Cottron (Directeur IUFM Poitoux-Charente), Jacques Ginestié (Directeur (IUFM Aix-Marseille), Philippe Girard (Directeur IUFM Aquitaine)
| | Jean-Marie LE GUEN à Saint-Quentin | |

Je défie solennellement Xavier Bertrand de venir débattre des programmes Santé des candidats
A l’occasion de la dernière étape de mon tour de France, lundi 30 avril à Saint-Quentin, j’invite Xavier Bertrand, ministre de la Santé sortant, à venir débattre avec moi de la politique de santé que nos candidats respectifs comptent mettre en œuvre.
Depuis le début de la campagne, Nicolas Sarkozy refuse d’assumer son bilan. Il multiplie les gesticulations médiatiques comme sur l’étiquetage de la viande Halal ou la réforme du permis de conduire pour ne pas avoir à aborder les vraies questions qui préoccupent les Français, comme celle de l’accès aux soins qui n’a cessé de reculer dans notre pays.
Xavier Bertrand, lui non plus, n’est pas pressé de venir défendre le bilan de la politique de santé du gouvernement. Ainsi, pas moins de quatre débats devant nous opposer ont été annulés à sa demande. Je le comprends tant l’échec dans ce domaine est patent : pénurie de médecins dans des territoires de plus en plus nombreux, dépassements d’honoraires qui explosent de façon inquiétante, conséquences dramatiques sur la qualité des soins du modèle de l’Hôpital-entreprise qu’ils ont imposé, services d’urgence engorgés, etc.
A moins d’une semaine d’une échéance électorale aussi capitale pour la France, il n’est plus temps de se défiler et de se cacher derrière des faux-semblants. Aussi, j’invite solennellement Xavier Bertrand à venir débattre face à moi, le lundi 30 avril, dès 20h, salle Paringault à Saint-Quentin, ville dont il est le maire.
Jean-Marie Le Guen Responsable des questions de santé auprès de François Hollande | | Je soutiens les 40 engagements de François Hollande pour l’égalité femmes - hommes | | L'égalité femmes – hommes est inscrite dans nos lois et dans notre Constitution. Pourtant, où que l'on regarde, les inégalités persistent. Sous le double coup de la crise et des politiques menées par Nicolas Sarkozy, elles se sont même aggravées dans un certain nombre de domaines : retraite, droit à l'avortement, précarité... En France, les femmes touchent 27% de salaire en moins que les hommes, assument 80% des tâches ménagères et représentent seulement 18,5% des députées. Cette situation n'est plus tolérable.
Avec l'élection de François Hollande à la Présidence de la République, nous reprendrons la marche en avant pour les droits des femmes. L'égalité femmes - hommes deviendra une réalité. Afin d'y veiller, un Ministère des Droits des Femmes sera mis en place à l'image de celui créé par François Mitterrand en 1981 avec Yvette Roudy.
Si les saint-quentinois et les saint-quentinoises me font confiance et que je suis élue, je participerai à la mise en œuvre des engagements de François Hollande, notamment les 40 engagements qui concernent l'égalité femmes – hommes qu'il a présenté aujourd'hui. J'agirai pour l'égalité salariale et professionnelle, pour lutter contre les violences faites aux femmes et pour développer un service public de la petite enfance. Je m'engagerai pour que de nouvelles dispositions soient prises afin de lutter contre la précarité et le temps partiel contraint, qui touchent particulièrement les femmes.
Parce que d'importants progrès restent à construire et que chaque loi votée a un impact sur les droits des femmes, je resterai mobilisée tout au long de mon mandat. Une politique ambitieuse en matière d'égalité femmes-hommes passera nécessairement par le soutien aux associations qui travaillent au plus près du terrain. J'y veillerai.
Avec une majorité d'élus et d'élues de gauche à l'Assemblée nationale et avec François Hollande Président de la République, nous construirons la société de demain.
Retrouvez les 40 engagements pour l'égalité femmes – hommes de François Hollande ici : http://francoishollande.fr/dossiers/garantir-les-droits-des-femmes-et-transformer-la-societe-vers-plus-d-egalite/
Anne FERREIRA | | Samedi 28 avril 2012 - La chaine de télévision LCP à Saint-Quentin à la rencontre d'Anne FERREIRA et de ses militants. | |
Samedi 28 avril 2012 la chaine de télévision LCP est venue à la rencontre des socialistes de la section de Saint-Quentin.
Anne FERREIRA a reçu les journalistes dans les locaux de sa permanence, rue de la comédie, avant de se rendre, comme d'habitude en ces jours de campagne présidentielle, sur le terrain pour une rencontre en porte-à-porte avec les habitants.
Dans la préparation de ce second tour les militants saint-quentinois du parti socialiste, sous la houlette d'Anne FERREIRA, ne relâchent pas la pression. Ils continuent à diffuser le programme et les idées de leur parti persuadés de la victoire prochaine de François Hollande.
Anne FERREIRA quant à elle se prépare pour les législatives. Elle affrontera Xavier BERTRAND sur un terrain habituellement acquis à la droite. Mais cette dernière, il faut bien le constater, recul de plus en plus face aux coups de boutoir donnés depuis plusieurs années maintenant par la gauche dans son ensemble et par le parti socialiste en particulier. Les socialistes saint-quentinois, qui, élection après élection, s'affirment de plus en plus comme la force leader de l'opposition.
Dans une campagne de l'entre deux tours, où le climat politique est particulièrement tendu, les saint-quentinoises et les saint-quentinois n'hésitent pas à interpeller dans la rue Anne FERREIRA et les militant socialistes pour leur exprimer leur soutien, pour leur dire leur ras-le-bol de la politique menée par Nicolas SARKOZY.
Le reportage de la chaine LCP devrait être diffusé jeudi prochain.
Dans l'attente Anne FERREIRA poursuit, avec ses forces militantes, son insatiable travail de conviction.

| | Présidentielle 2012 - François Hollande arrive en tête ! | |
La victoire du Parti Socialiste et de François Hollande au premier tour de la présidentielle 2012 redonne espoir à tous les françaises et les français.
Les résultats obtenus par mon parti au niveau national et dans ma ville, m'amènent à faire les constats suivants.
Tout d'abord, ce vote traduit une profonde volonté de changement. Cet espoir a été porté par le message du Parti Socialiste et incarné par François Hollande.
Nicolas Sarkozy, qui espérait arriver en première position au premier tour et creuser l'écart avec le parti socialiste, se retrouve en seconde position. C'est nettement une défiance et un rejet de la politique qu'il a menée depuis 5 ans avec son gouvernement.
Le Front National, et c'est une triste nouvelle pour notre pays, arrive en troisième position. C'est ce qui me préoccupe le plus. Mais je doute que toutes les électrices et tous les électeurs qui ont fait ce choix l'aient fait par conscience politique.
Je comprends la colère et le désarroi de la plupart d'entre eux.
Comment ne pas être révolté quand, après avoir perdu son emploi (et ils sont plus d'un million dans ce cas sous le mandat de SARKOZY), on s'entend traiter de fainéant, voire de fraudeur potentiel par le chef de l'Etat. Je ne suis pas certaine, comme le pense Nicolas SARKOYZY, que toutes les françaises et tous les français qui ont perdu leur travail soient responsables de cette situation et qu'ils aient appris cette décision avec bonheur ou entrain.
Je considère que l'UMP a, par ses déclarations et sa politique, favorisé cette poussée. Les messages sur l'immigration, la hiérarchisation entre les civilisations et les peuples, les discours sur la fermeture de nos frontières ou la sortie de l'espace Schengen, les incessantes interventions du Président Sarkozy cherchant à opposer les différentes catégories de français - les travailleurs aux chômeurs, les travailleurs du privé aux fonctionnaires, etc… - n'ont conduit qu'à un seul résultat, la poussée du Front National partout en France.
Ce sera sans doute la seule politique vraiment efficace de son mandat.
Quant à Saint-Quentin, terre de droite, avec un ministre, un député, un sénateur et un maire de droite, François Hollande et le Parti Socialiste arrivent en tête, dépassant même le score réalisé au niveau national.
Mais ici aussi, les discours portés par le maire/ministre Xavier BERTRAND n'ont conduit qu'à une seule chose ; l'incroyable flambée du Front National qui réalise sur les terres d'un des plus fidèles collaborateurs de Nicolas SARKOZY, un résultat de plus de quatre points supérieur à la moyenne nationale.
Là aussi, dans notre ville et dans les territoires environnants, la présence du ministre d'Etat Xavier BERTRAND, n'a eu aucun impact positif sur l'emploi. La situation y est même pire qu'au niveau national. Le nombre de personnes allocataires du RSA s'est envolé et l'écart entre les riches et les plus défavorisés s'est accru.
Dans ce contexte comment ne pourrais-je pas comprendre le désarroi ou la crainte en l'avenir de nos concitoyens !
Les injustices engendrées au cours de ces cinq dernières années sont telles qu'elles ne pouvaient qu'entrainer des divisions du corps social et la recherche de réponses que certains ont cru trouver dans des thèses populistes.
Avec François Hollande et le parti socialiste, et maintenant avec toutes les forces politiques qui l'ont rejoint, je souhaite remédier de toutes mes forces à la situation catastrophique que nous laissent en héritage Nicolas SARKOZY et Xavier BERTRAND.
Oui nous pouvons redresser ensemble la France. En faire à nouveau une terre de justice sociale et d'équité, une terre où chacun, quel que soit son niveau de qualification ou son origine, puisse travailler, dans la fraternité, renouer avec son honneur, et faire de la solidarité un moteur pour notre nation.
Comme vous le savez je serai bientôt candidate aux législatives. Je demande à toutes celles et à tous ceux qui, comme moi, croient en ces valeurs universelles, de tout faire pour que François HOLLANDE et les partis de gauche et du renouveau, puissent l'emporter au soir du second tour des présidentielles. Il en va de l'avenir de notre pays.
Anne FERREIRA | | Communiqué de presse | | L'égalité femmes – hommes est inscrite dans nos lois. Pourtant, les inégalités persistent et se sont aggravées avec Nicolas Sarkozy dans les domaines de la retraite, du droit à l'avortement, de la précarité... En France, les femmes touchent 27% de salaire en moins que les hommes, assument 80% des tâches ménagères et représentent seulement 18,5% des députées. Dans notre département, ce sont les femmes qui sont le plus touchées par le chômage.
Candidate à l'élection législative pour le Parti socialiste, si je suis élue, j''agirai pour l'égalité salariale et professionnelle, pour lutter contre les violences faites aux femmes et pour développer un service public de la petite enfance. Je m'engagerai pour lutter contre la précarité et le temps partiel contraint, qui touchent particulièrement les femmes.
Ce travail de reconstruction d'une politique ambitieuse passera par le soutien aux associations, près du terrain.
Avec elles, avec une majorité d'élu-e-s de gauche à l'Assemblée nationale, nous construirons la société de demain.
Anne FERREIRA | | Première pierre de la maison de la petite enfance à Gauchy | |
"Comment se fait-il que les enfants étant si intelligents, la plupart des hommes soient bêtes ? Cela doit tenir à l'éducation », disait malicieusement Alexandre Dumas.
Education, le mot est lâché !
Période de risque et de danger, la petite enfance est aussi riche de possibilités incommensurables, c'est le temps de l'exploration, de l'expérimentation, de la maîtrise du changement. C'est la période cruciale où l'enfant adopte progressivement un comportement favorable à l'apprentissage et cherche à aller vers le monde extérieur.
Peut-être parce que vous êtes une femme, Madame le Maire, sans aucun doute parce que vous engagée, vous avez compris combien il était important d'offrir à nos tout jeunes enfants la possibilité de grandir dans un espace sécurisé et épanouissant.
La Maison que nous allons construire ensemble – car c'est bien projet commun dont il s'agit, preuve que les collectivités peuvent bien travailler ensemble – est une belle illustration de ce qu'il faut faire pour accueillir au mieux et dans les meilleures conditions les petits et tout petits. Elle se situera dans l'extension du quartier Delaune. Ce tout nouveau quartier accueillera de nouvelles populations, dans un habitat de qualité, qui disposeront d'équipements –dont la Maison de la petite enfance- et de services publics dans un environnement agréable.
Je tiens à souligner, encore une fois, que ce soit pour la Maison de la petite enfance, ou pour les aménagements de l'extension du quartier Delaune, il s'agit d'un travail et d'un financement collectifs ! La Région, en effet, a accompagné et accompagne ces aménagements au titre du FRAPP.'(Fonds régional d'appui aux pays de Picardie)
Peut-être parce que vous êtes une femme, Madame le Maire, vous connaissez mieux que quiconque les difficultés que rencontrent les femmes – et les quelques hommes… - qui élèvent leurs jeunes enfants, tout en exerçant une activité professionnelle.
S'il est un terrain sur lequel nous n'avons guère progressé, c'est bien celui de l'égalité femmes – hommes. Depuis 2009, la France a dégringolé de la 18ème à la 48ème place dans le classement mondial dressé par le Forum économique mondial. La France affiche un des pires niveaux au monde pour les inégalités de salaire : elle se classe à la 127ème place sur 134.
Les réformes successives des retraites, celle de l'hôpital public, le développement des contrats précaires dans l'emploi, ou encore les restrictions budgétaires dans le domaine de la petite enfance ont touché de plein fouet des millions de femmes. La conséquence principale, c'est la précarité qui s'étend. Ce n'est pas seulement un plafond de verre qui touche les femmes en situation de responsabilités, mais un plancher collant qui "scotche" les femmes dans des difficultés sociales sans fin, voire dans la dépendance économique.
Il est une chose dont je suis certaine, c'est que l'égalité réelle dans la République passe d'abord par l'égalité entre les sexes.
Et toutes les démarches qui vont dans ce sens sont un pas de plus une société juste et solidaire.
Et notre projet, votre projet, Madame le Maire, va bien dans ce sens !
Anne FERREIRA | | Au plan local, la Région aide les Picards à travailler et à bien vivre au quotidien dans les Pays de Picardie. | | Dans l'Aisne,
Economie, emploi.
Climatisation, maîtrise de l'énergie, telles sont les activités que développe la société Climagel Nord à Chauny. L'entreprise travaille pour des collectivités, des hôpitaux, des maisons de retraite et des industriels … Pour s'orienter vers de nouveaux clients, Climagel va créer un nouveau service : 'travaux neufs'. Dans les cinq ans à venir, 2 à 3 salariés seront recrutés annuellement.
30 000 euros de subvention pour aider au recrutement d'un cadre pour diriger le nouveau service.
Artisanat, services de proximité.
Acquisition de matériel de production pour une boulangerie-patisserie à Seboncourt. Avance remboursable à taux zéro de 27 570 €. Conditions : poursuite de la politique d'apprentissage, maintien d'un service de proximité (tournées), création d'un accès handicapés.
Acquisition de matériel de production pour une boucherie-charcuterie à Athies sous Laon. Avance remboursable à taux zéro de 4 435 €. Condition : création de deux emplois.
Acquisition de matériel de production pour une boulangerie-pâtisserie à Missy
sur
Aisne. Avance remboursable à taux zéro de 9 600 €. Conditions : maintien d'un service de proximité (tournées), poursuite de la politique d'apprentissage.
Acquisition de matériel pour une entreprise de couverture-zinguerie-étanchéité à Bazoches sur Vesles. Avance remboursable à taux zéro de 7 335 €. Conditions : formation des salariés sur le nouvel investissement, embauche d'un CDI, transformation du CDD en CDI.
Développement des TIC dans les entreprises axonaises, 61 900 €.
Agriculture.
Création d'un pigeonnier sur une exploitation à Champs, 3 370 €.
Acquisition de matériel d'irrigation sur une exploitation légumière à Marizelle
Bichancourt, 4 940 €.
Installation en élevage bio de poules pondeuses à Rocquigny, 40 000 €.
Exploitation 'à titre secondaire' d'un élevage laitier et allaitant à Erloy, 3 380 €.
Etude de faisabilité de reprise d'un élevage laitier à La
Flamengrie, 3 800 €.
Préservation de l'espace rural.
Plantation de 670 m de haies à Montloué, 980 €.
Plantation de 535 m de haies à Sommeron, 870 €.
Plantation de 690 m de haies à Rozoy sur Serre, 760 €.
Plantation de 684 m de haies, et clôture de protection de la haie à Dolignon, 1 715 €.
Fonctionnement des lycées.
Etude de diagnostic sur les conditions d'accessibilité des lycées publics de l'Aisne, 25 200 €.
Fonctionnement des lycées.
Redevance collecte des déchets : lycée Condorcet à Saint Quentin, 18 000 € ; lycée professionnel Colard Noël à Saint-Quentin, 12 800 €.
Lycée professionnel Château-Pôtel à La Ferté Million, 2 500 € ; LEGTA de la Thiérache à Fontaine les Vervins, 20 000 €.
Mise en conformité des équipements de travail, Lycée des métiers Le Corbusier à Soissons, 82 900 €.
Renouvellement des équipements de cuisine : Lycée agricole de Crézancy, 18 200 €. Lycée professionnel Camille Claudel à Soissons, 15 980 €.
Réalisation d'un web-documentaire, conçu avec et par les jeunes à Tergnier. Thème : le travail et ses relations au territoire, 155 480 € (pour la réalisation du web-documentaire à Tergnier, et d'un second dans le Vimeu industriel).
Culture, animations.
Théâtre, arts de la rue. Festisis à Axo plage Monampteuil et à Pargny Filain, 15 000 €. 8ème édition du festival « V.O en Soissonnais », Soissons, 19 700 €.
Accompagnement de la compagnie 'L'échappée', à Saint
Quentin, 45 000 €.
Musique. 8ème édition du festival 'Vers solidaires', Saint-Gobain, 9 500 €. 15ème édition du festival Jazz'titudes, Laon, 6 000 €. 6ème édition du festival 'Guitares en picardie' à Chéry les Pouilly, 6 000 €. 2ème édition du festival 'Bang Bang', Saint
Quentin, 2 000 €.
Picardie en fête.
Le Marathiérache,
à Guise, 400 € ;
32è Biennale exposition d'art, à Chauny, 800 € ; les Racont'arts de Oisy, à Oisy, 600 € ; 22ème édition de la Foire au boudin, Saint Quentin, 1 000 € ; Danse en Omois, Essômes
sur
Marne, 600 € ; 1ère édition du Vetathlon de Fére en Tardennois, 500 € ; le Marché des quatre couleurs, Bohain
en
Vermandois, 1 500 € ; Court Circuit, Laon, 500 € ;
Aménagements, animations dans les villes et villages.
Construction de six logements collectifs à Saint Quentin, 15 000 €.
Mise en place d'un service collectif et d'un service de transport à la demande, Communauté de communes Chauny-Tergnier, 32 000 €.
Construction d'un lieu ouvert aux échanges, aux pratiques culturelles à Nogentel, 32 000 €.
Poste de chargé de mission « Filières courtes », 2ème année, Communauté de communes de la région de Château Thierry, 4 880 €.
Etude préalable d'un programme local de l'habitat, Communauté de communes de la région de Château Thierry, 50 710 €.
Apérocontes, Compagnie Le chien qui miaule, Pays du Sud de l'Aisne, 5 500 €.
Les rendez-vous d'hiver, théâtre, Communauté de communes de l'Ourq et du Clignon, 2 400 €.
Etude sur les pratiques de loisirs des pré-adolescents, mise en œuvre d'un programme d'actions, Communauté de communes du Sud de l'Aisne, 5 230 €. |
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| Ferreira : « Je suis pleine d'espoir » | | samedi 12 mai 2012 | L'Aisne nouvelle - Publié le vendredi 11 mai 2012 à 14H00
L'équipe socialiste est prête. Anne Ferreira a présenté mercredi son directeur de campagne, Stéphane Andurand (en fond) et son suppléant, Stephan Anthony (en médaillon). (Photo : G.H.)
SAINT-QUENTIN - Anne Ferreira, vice-présidente PS du conseil régional, a lancé officiellement sa campagne pour les législatives mercredi.
Pas de surprises. La candidature d'Anne Ferreira, vice-présidente socialiste au conseil régional, aux législatives était déjà connue depuis quelques mois. Mais mercredi, elle l'a officialisée en présentant son suppléant, Stephan Anthony, venu de l'Initiative démocratique de gauche (IDG), et son directeur de campagne, Stéphane Andurand (PS). Moins connu qu'Anne Ferreira, Stephan Anthony n'est pas non plus étranger à la politique, adjoint à Alaincourt pour « un troisième mandat », souligne la candidate. Chirurgien, médecin-colonel des pompiers, le candidat a rencontré la socialiste alors qu'il était président de l'Association pour le développement des cantons de Ribemont, Moÿ-de-l'Aisne et Saint-Simon. Elle avait été en charge de la commission locale d'insertion lorsqu'elle était conseillère générale. « L'insertion » est ce qui les a rejoints, a rappelé Stephan Anthony. Mais Anne Ferreira a surtout remobilisé les troupes hier soir. Au lendemain de la campagne présidentielle, elle souhaite maintenir le score, rappelant que sur la circonscription François Hollande a obtenu 52,7 % contre 47,43 % pour Nicolas Sarkozy. « Il faut que cette belle campagne que nous avons faite nous la continuions. » Car avant de revenir sur un plan plus local, la candidate a d'abord établi un bilan de la présidentielle. Les « épouvantails » qu'avaient pu agiter la droite ont été démentis, selon Anne Ferreira.
« La partie n'est pas gagnée, ça va être dur »
Malgré tout, l'ombre de Xavier Bertrand n'est jamais bien loin et la socialiste a admis qu'il faudrait lutter pour se démarquer : « Il ne faut pas ignorer qu'on a aussi en face de nous quelqu'un qui dispose de moyens. [...] Il faut continuer à travailler, faire des propositions. Montrer que les décisions nationales vont se décliner sur le terrain, au niveau local. » Anne Ferreira n'a toutefois pas manqué de tacler son adversaire, rappelant son portefeuille en tant que ministre, soit Travail et santé. Et relatant « le problème de démographie médicale » sur le territoire. La candidate espère donc poursuivre la lancée de la présidentielle et transposer la réussite au plan national sur un plan local. « Nous allons faire des réunions sur l'ensemble de la circonscription pour présenter le message de François Hollande [...].» Et également « faire remonter l'information » sur ce qui pourrait être constaté sur le terrain, estimant que c'est « ce qu'attendent les électeurs ». « Je suis pleine d'espoir, pleine de volonté », a-t-elle conclu. Stephan Anthony a pris le relais, reconnaissant à son tour : « La partie n'est pas gagnée, ça va être dur, ça va être difficile. Mais je crois que tous ensemble c'est possible. » Le mot de la fin fut pour Roland Renard, conseiller général IDG. « Il faut y aller l'espoir au cœur. [...] C'est vrai, on a un ministre en face. En même temps, on peut se demander quel est son bilan. [...] Il n'y a rien d'interdit. » La campagne qui va suivre ne sera donc pas de tout repos. Il reste tout juste un mois pour tenter de convaincre les électeurs. Et déjà, les autres prétendants au siège de député commencent à pointer le bout de leur nez.
Mariam FOURNIER |
| | Mercredi 9 mai 2012 – Inauguration de la permanence d’Anne FERREIRA | | vendredi 11 mai 2012 |
Comité de soutien, profession de foi, rencontres avec les habitants de la circonscription, planification des réunions, organisations de la distribution des tracts et des affiches, …
Les prémices d'une campagne amorcées par un premier temps fort ; l'inauguration du local de campagne d'Anne FERREIRA pour les législatives 2012.
Revue de photos :

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| | Commémoration à Saint-Quentin du 8 mai 1945 | | mercredi 9 mai 2012 |
Anne FERREIRA, Vice Présidente du Conseil Régional de Picardie était présente lors de la commémoration à Saint-Quentin du 8 mai 1945. |
| | L’Etat emprunte moins cher après l'élection de François Hollande | | mardi 8 mai 2012 | Le Monde.fr avec AFP | 07.05.2012 à 17h21 • Mis à jour le 07.05.2012 à 17h29
La demande des investisseurs a été deux à trois fois supérieure à l'offre de l'Agence France Trésor, chargée de placer la dette de la France sur les marchés. | AFP/ERIC PIERMONT
La France a levé avec succès 7,982 milliards d'euros à court terme sur le marché, lundi 7 mai, pour le premier emprunt du pays au lendemain de la victoire de François Hollande à l'élection présidentielle. Le Trésor, qui voulait lever entre 6,8 et 8 milliards d'euros, a vu les taux d'emprunt reculer sur deux des trois lignes qu'il proposait aux investisseurs.
L'attrait pour les titres français ne s'est pas démenti, puisque la demande des investisseurs a été deux à trois fois supérieure à l'offre de l'Agence France Trésor, chargée de placer la dette de la France sur les marchés. L'élection de M. Hollande n'a pas changé la donne car elle était largement anticipée sur les marchés, comme le montre le blog de trader Margin Call.
LE TAUX À DIX ANS RESTE STABLE
Dans le détail de l'emprunt de BTF (bons du Trésor à taux fixe), sur la ligne à douze semaines et à échéance le 2 août, la France a levé 3,998 milliards d'euros, au taux de 0,082 %, contre 0,088 % lors de l'emprunt comparable du 30 avril. Sur la ligne à vingt-cinq semaines et à échéance le 31 octobre, la France a levé 1,792 milliard d'euros, au taux de 0,114 %, contre 0,101 % le 30 avril. Sur la ligne à cinquante-et-une semaines et à échéance le 2 mai 2013, la France a levé 2,192 milliards d'euros, au taux de 0,1744 %, contre 0,205 % le 30 avril. Le règlement sur ces trois lignes aura lieu jeudi 10 mai.
Par ailleurs, le taux de référence - le taux d'emprunt à dix ans de la France - était quasi-stable au lendemain de l'élection présidentielle, tandis que ceux des pays fragiles de la zone euro souffraient des incertitudes en Grèce, qui pourrait voir remis en cause le soutien financier international si le programme d'austérité était suspendu. En milieu d'échanges européens, le rendement à dix ans de l'obligation française restait quasi-stable à 2,820 %, contre 2,818 % en clôture vendredi 4 mai.
"Le marché français a montré sa résistance durant les deux dernières semaines, sans que l'incertitude politique ne prenne le pas sur la demande pour les titres de la France", estime Luca Jellinek, économiste chez Crédit agricole CIB. La semaine dernière, Paris avait emprunté à des coûts en baisse, signe que les investisseurs avaient de l'appétit pour la dette française malgré les incertitudes sur les mesures qui seront prises par le nouveau gouvernement dans les prochaines semaines. "Le marché attend de juger sur pièces M. Hollande pour éventuellement sanctionner les annonces de nouvelles dépenses sur les retraites ou l'allocation scolaire prévues dans le programme du socialiste", note Jean-François Robin, stratégiste obligataire chez Natixis.
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| | Après cinq ans d'une "hyperprésidence" de crise, Sarkozy mord la poussière | | mardi 8 mai 2012 |
Courrier Picard Lundi 07 Mai 2012
Nicolas Sarkozy à la Mutualité, à Paris, le 6 mai 2012
Jusqu'au dernier jour, ses partisans ont voulu croire à un miracle. En vain. Au terme de cinq ans d'une "hyperprésidence" énergique mais souvent brutale, Nicolas Sarkozy a été battu dimanche, victime de son impopularité, de ses excès et de la crise.
Sans surprise, malgré une campagne virulente très marquée à droite, le chef de l'Etat le plus impopulaire de la Ve République a recueilli entre 48 et 48,2% des suffrages selon les estimations des instituts de sondages, devancé d'environ quatre points par François Hollande.
Avant même 20H30, le chef de l'Etat a reconnu sa défaite devant ses partisans réunis à Paris, les priant de respecter son vainqueur, qu'il n'avait pourtant pas épargné. "François Hollande est le président de la France et doit être respecté", a-t-il dit. "Ce soir, donnons la meilleure image de la France (...) d'une France qui n a pas de haine au coeur".
Sans surprise, le candidat de l'UMP a assumé la totalité de son échec. "J'étais le chef", a-t-il dit, "et quand il y a une défaite, c'est le numéro 1 qui en porte l'entière responsabilité". Il a été plus ambigu sur ce qu'il ferait par la suite, même si devant des responsables de la majorité il a dit qu'il ne briguerait plus les mêmes fonctions.
Déjà distancé au premier tour, Nicolas Sarkozy n'a pas réussi son pari: récupérer l'essentiel des électeurs qui se sont portés le 22 avril sur la candidate du Front national Marine Le Pen (17,90%), qui a annoncé qu'elle voterait blanc, et sur le candidat du MoDem François Bayrou (9,13%), qui n'a pas donné de consigne de vote mais a personnellement voté Hollande.
Même si la participation a légèrement augmenté dimanche, le président et candidat de l'UMP a échoué, loin du total des voix réunies au premier tour par les droites et le centre, qui cumulait à plus de 54%.
Comme elle n'avait pu assécher les voix du Front national au premier tour, la stratégie suivie par Nicolas Sarkozy, à l'inspiration de son influent conseiller officieux Patrick Buisson, n'a pas réussi non plus à rallier entre les deux tours les électeurs de Marine le Pen.
Pendant deux semaines, le chef de l'Etat n'a pourtant pas ménagé ses efforts. De réunions publiques en apparitions médiatiques, il a multiplié les clins d'oeil à cette "France qui souffre", qui fait l'essentiel du vote lepéniste, au risque de transpercer parfois le mur du "front républicain" érigé par la droite et le centre contre l'extrême droite dans les années 1980.
Son discours sur les "frontières", l'immigration et l'identité nationale ou sa sortie sur la "compatibilité" du vote Marine Le Pen avec les valeurs républicaines ont choqué l'aile modérée de l'UMP, même s'il a exclu tout accord avec le FN. Des élus et quelques poids lourds de sa majorité, comme Jean-Pierre Raffarin ou Jean-Louis Borloo, ont confié publiquement leur gêne.
Pendant tout l'entre-deux-tours, ce débat a déchiré la majorité. Entre ceux qui, comme ce ministre, jugeaient qu'il était allé "beaucoup trop loin vers le FN". Et ceux qui, comme ce responsable de l'UMP, ont approuvé une stratégie qui a permis de "remonter la pente jusqu'à arriver en position de l'emporter".
Pour le reste, ni ses appels du pied aux électeurs du MoDem, ni son discours de candidat du "peuple contre les élites", ni ses attaques répétées contre les médias n'ont réussi à inverser les pronostics. Pas plus que le procès en incompétence instruit contre François Hollande ou le chiffon rouge d'une catastrophe économique en cas de victoire de la gauche.
Dimanche soir, peu de poids lourds de la droite sont revenus en profondeur sur les raisons de leur défaite, attribuée en coulisses à la crise et à la personnalité contestée de leur champion. "Nicolas Sarkozy a fait une magnifique campagne", a osé Alain Juppé, qui a pourtant peu goûté le virage à droite du président, ajoutant: "Le tsunami anti-Sarkozy n'a pas eu lieu".
Les responsables de l'UMP n'ont pas tardé à ouvrir le débat de l'avenir de leur parti, laissé exsangue par la défaite de leur champion. Ecartelé entre ses différentes tendances (Droite populaire, humanistes, libéraux...) et, surtout, les écuries de ceux qui, comme Jean-François Copé ou François Fillon, s'activent depuis des mois pour en prendre le contrôle.
D'ici aux législatives, les querelles s'annoncent rudes. "Personne ne doit remettre en cause la légitimité de Jean-François Copé", a averti Christian Estrosi. "Il faudra une reconstruction en profondeur", a estimé Laurent Wauquiez. Inquiet des risques d'explosion de son parti, Jean-Pierre Raffarin a rappelé qu'il devait rester "uni".
Le chef de l'Etat a annoncé qu'il ne serait pas de ce combat. "Ne vous divisez pas, restez unis", a-t-il lancé à ses proches, avant de faire savoir qu'il ne "mènerait pas" la campagne des législatives.
Pendant sa campagne, Nicolas Sarkozy avait promis qu'il raccrocherait les gants en cas de défaite. "Je ferai autre chose", avait-il dit, "vous n'entendrez plus parler de moi".
Dimanche soir, le président sortant a été moins catégorique. "Je m'apprête à redevenir un Français parmi les Français", a-t-il dit, "mon engagement dans la vie de mon pays sera désormais différent". Un "au revoir" plus qu'un "adieu".
Par Philippe ALFROY et Nadège PULJAK PARIS (AFP) |
| | François Hollande en tête dans l'Aisne | | lundi 7 mai 2012 | L'Aisne Nouvelle Publié le lundi 07 mai 2012 à 15H23
À l'heure du dépouillement, certains avaient le sourire, d'autres l'avaient moins au fil des minutes.
AISNE - La France a élu François Hollande président de la République. La Picardie l'a également placé en tête, l'Aisne aussi.
Une fois de plus, le département de l'Aisne, qu'on donne comme une terre de gauche, alors que c'est plus pondéré que cela, a voté dans la tendance nationale et régionale, à quelques dixièmes de point du pays pour François Hollande. La Picardie a voté à 50,95 % pour François Hollande et à 49,05 pour Nicolas Sarkozy. Un score moins nettement à gauche que l'Aisne. C'est l'Oise majoritairement à droite (56,27 %) qui corrige la tendance. La Somme étant au contraire très marquée à gauche avec 54,41 %. Ils étaient 26 électeurs axonais supplémentaires par rapport au premier tour, soit précisément 376 086 inscrits. Les Axonais se sont très légèrement moins déplacés que le 22 avril dernier lors du premier tour. Ils ont surtout massivement voté « blanc ou nul ». Au premier tour, ils étaient 1,38 % des inscrits (1,72 % des votants, soit 5 206 voix) à ne s'être pas exprimés, mais déplacés pour voter. Lors de ce second tour, ils sont quatre fois plus : 21 051 électeurs ont voté blanc ou nul, soit plus de 5,60 % des inscrits et 7 % des votants. La consigne de Marine Le Pen semble avoir été assez bien entendue. Surtout si on peut imaginer que les électeurs frontistes ne se sont pas tous déplacés (+ 1 100 abstentions au deuxième tour).
Rien n'est joué pour les législatives
François Hollande, qui partait avec un capital de 27,10 % du premier tour, a raflé la mise majoritaire dans l'Aisne en améliorant son score de plus de 67 000 voix. Ce qui n'est pas mince, loin s'en faut. Si on y rajoute, logiquement, les 30 360 voix de Jean-Luc Mélenchon (1er tour), et environ 11 000 voix de l'extrême gauche, finalement le gain est appréciable (environ 23 000 voix récupérées). En tout cas, un peu plus que les 20 000 voix de François Bayrou. En face, la droite UMP, se retrouvant quasi isolée, paradoxalement, réussit un « bon » score. Certes globalement le score est minoritaire, mais en regardant d'où est parti Nicolas Sarkozy au premier tour (72 000 voix), moins que Marine Le Pen, souvenons-nous, le candidat président sortant réunit sous son nom 133 760 voix. Soit tout de même un gain de 61 000 voix. Dans le meilleur des cas, on y ajoute les voix de Nicolas Dupont-Aignan, même si ce n'est pas si évident. Ça fait 6 000 voix. On peut supposer que le Front national a participé au total de Nicolas Sarkozy. Canton par canton, la défaite sarkozienne n'est pas une « Bérézina », loin s'en faut ! Sur 42 cantons, la majorité présidentielle sortante n'est pas loin d'arriver au tiers avec 17 cantons où elle est majoritaire. A contrario, la gauche et François Hollande arrivent en tête dans 25 cantons. Des cantons qui se regroupent en deux pôles géographiques axonais, le sud de l'Aisne et la Thiérache, plus Saint-Quentin Centre (un fief à Xavier Bertrand) et Moy-de-l'Aisne. Dans le sud (sud-est) de l'Aisne, c'est frappant : Aubenton le meilleur score avec 59,07 % pour Sarkozy, Braine, La Fère-en-Tardenois, Condé-en-Brie, Charly, Neufchâtel-sur-Aisne, Neuilly-Saint-Front, Oulchy-le-Château, Villers-Cotterêts et Vic-sur-Aisne. Du côté de la Thiérache : La Capelle, Le Nouvion-en-Thiérache (53,13 %), Sains-Richaumont, Vermand et Vervins (50,24 %). Sur les 25 cantons remportés par la gauche et François Hollande, trois le sont avec moins d'un point d'écart : Soissons sud (50,49 %), Soissons nord (50,37 %) et Vailly-sur-Aisne (50,69 %) En revanche, dans trois cantons, la gauche fait un carton. Tergnier vient en tête et de loin dans ce bastion de la gauche. Dans le canton de Crécy-sur-Serre, le score est non moins honorable avec 61,21 % pour François Hollande. Quant à Saint-Quentin sud, il a exprimé sa sensibilité de gauche avec 59,17 %. Et maintenant pace aux législatives…
LES REACTIONS DE LA CLASSE POLITIQUE
- Xavier Bertrand (UMP) ministre de travail et de la santé du gouvernement sortant est sans aucun doute l'un des grands perdants axonais de cette soirée d'élection présidentielle. Toutefois il analyse la situation avec calme. « C'est avec tristesse, d'abord pour nos électeurs que nous enregistrons la défaite de Nicolas Sarkozy. Beaucoup de tristesse. les Français ont choisi, il faut respecter leur choix, c'est la première des choses. On voit que dans le département et dans ma circonscription le score est beaucoup plus serré que l'espéraient les soutiens de François Hollande. Je crois que nous devons penser à cette France populaire, c'est elle qui est déçue. Je pense que nous devons aller plus loin pour elle et notamment le travail. Nous devons récompenser le travail. Dans notre département, c'est là un aspect essentiel. Nous avons subi un vote de crise avant tout. dans onze pays, les majorités sortantes ont été battues. Il y a un message populaire qu'il nous faut attendre et on le voit n notamment dans cette région qui est populaire par essence. »
- Anne Ferreira, candidate du PS aux prochaines législatives s'est montrée plus que satisfaite « Ce soir, oui nous sommes heureux. Les électeurs ont montré qu'ils en avaient vraiment assez de la politique de Nicolas Sarkozy. Les électeurs ont montré clairement et sagement un message d'une volonté de changement et rassemblement. Pour nous c'était quelque chose d'important pour nous. Les primaires ont été, pour nous un moment important. Cela a permis à une partie des Français de se réapproprier la question politique. le score à Saint-Quentin est positif. D'autant que ça marque un désaveu pour Xavier Betrand. Il ne faut pas oublier qu'il a été le ministre de du Travail et de la Santé de Sarkozy. Aujourd'hui, nous sommes prêts pour les législatives. »
- Michel Guiniot (Front National) « C'est plutôt la grande défaite de Nicolas Sarkozy, président sortant que la victoire de François Hollande. Même si sa victoire est incontestable, évidemment. On nous avait annoncé des écarts plus grands, alors c'est la défaite de M. Sarkozy. Le président sortant se disant de droite a réussi à donner tous les pouvoirs à la gauche. C'est assez exceptionnel
- Jean-Jacques Thomas (PS) est satisfait « Dans l'Aisne, le report de voix en faveur de François Hollande a dépassé plus largement le seul camp socialiste et du Front de gauche. Il a été en capacité de rassembler les républicains. C'est pour nous, socialiste une obligation supplémentaire de mettre en œuvre les engagements du président Hollande. Dans l'Aisne nous réalisons un bon score. la venue du candidat Hollande a démontré qu'il s'était engagé en faveur des départements ruraux et cet engagement, il l'a tenu. »
Jean-Raoul BOULANGER
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| | Pas d’échappatoire à la vague rose | | lundi 7 mai 2012 | L'Aisne Nouvelle Publié le lundi 07 mai 2012 à 15H24
L'heure n'était pas aux réjouissances à la permanence UMP. Devant la télévision, l'ambiance était calme. Mais ils n'ont pas manqué d'applaudir leur candidat lors de son discours.
SAINT-QUENTIN - La tendance du premier tour s'est confirmée sur Saint-Quentin. François Hollande est largement arrivé en tête.
Avec un score plus élevé qu'au niveau national, les Saint-Quentinois ont largement adoubé François Hollande qui obtient 54,18 % des suffrages contre 45,82 % pour Nicolas Sarkozy, confirmant la tendance du premier tour. C'est le quartier du Vermandois qui offre au candidat socialiste son plus beau score avec un 72,26 % à l'école maternelle Maria-Montessori. Vient ensuite le faubourg d'Isle avec 68,82 %. A l'inverse, si le président sortant s'est imposé sans surprise dans les bureaux de vote du centre-ville, les quartiers populaires l'ont sanctionné sans appel. Toutefois, ce n'est pas à l'Hôtel de ville qu'il bat les records, comme en 2007, mais à l'école de Metz avec 66,26 %. Alors qu'au fil de la journée, les bureaux de vote restaient prudents sur la participation, finalement le second tour a gagné quelques votants, portant les scrutins à 77,24 % contre 77,13 % au premier tour. Finalement, sur 39 bureaux de vote, seuls 10 auront offert une majorité à Nicolas Sarkozy, répartis entre le centre-ville et le quartier de Remicourt. En 2007, le président sortant était parvenu à séduire des électeurs parmi les quartiers populaires. Il avait alors obtenu 52,57 % des voix. La sanction cinq ans après est donc sévère puisque la situation s'est inversée, François Hollande parvenant même à asseoir sa victoire de quatre points, soit presque deux de plus que le candidat UMP au dernier scrutin présidentiel.
Pas de gain des voix du Front national
Pourtant, le socialiste n'a gagné que 95 voix si l'on compare au résultat de Ségolène Royal en 2007. Mais Nicolas Sarkozy en a perdu 3 362 entre les deux scrutins. Son meilleur score atteindra tout juste 66,26 % alors qu'il atteignait 72,67 % à la dernière présidentielle. Conservant toutefois un record sur les deux derniers scrutins, Hollande restant en deçà à son meilleur score. Nicolas Sarkozy semble donc avoir été le grand perdant sur trois points : un nombre d'inscrits entre 2007 et 2012 qui a chuté (de 35 205 à 33 680), une mobilisation moindre (77,24 % hier contre 82,07) et la hausse des votes nuls (1 650 pour 1 260 en 2007). Enfin, les électeurs du Front national ne se sont pas laissés séduire par le discours du président sortant, puisqu'il n'a pas bénéficié du report des voix. A l'inverse, François Hollande semble avoir raflé quelques bulletins sur sa droite, gagnant ainsi plus de 2000 voix par rapport au total des candidats de gauche au premier tour. Et alors que le nombre d'exprimés est passé de 25 550 à 24 366.
Mariam FOURNIER
LES REACTIONS
- Yannick Lejeune, candidat du Front national à la députation : « Sarkozy est battu, c'est la première chose positive qui est à retenir du scrutin. ça prouve que les consignes de la direction nationale pour un vote nul de nos électeurs a été suivie. C'était une question de morale publique. L'affrontement droite-gauche ne marche plus, ça fait trente ans qu'ils sont là à tour de rôle. Et pour les législatives, même si Xavier Bertrand n'est plus ministre, nous allons le renvoyer à ses responsabilités nationales et à son échec qui est flagrant. »
- Monique Ryo, première adjointe au maire de Saint-Quentin : « Pas de commentaire particulier. Je suis un peu déçue forcément car je soutenais Nicolas Sarkozy. Pour les législatives, je serai toujours aux côtés de Xavier Bertrand. Par rapport au contexte, il y a aussi l'image personnelle de Xavier Bertrand. Nous allons faire une campagne de proximité. Je serai auprès de lui. Toutefois, il faut bien voir que par rapport au dernier scrutin, Hollande ne progresse que de 100 voix par rapport à ce que réalisait Ségolène Royal en 2007. »
- Jean-Pierre Lançon, secrétaire de la section locale du Parti socialiste : « Les résultats confirment un peu ce que j'ai vu dans mon propre bureau de vote, un léger plus sur François Hollande. En sachant que mon quartier reste sur un fond populaire, donc à gauche. [...] On peut dire ce soir que la ville de Saint-Quentin est à gauche. C'est vraiment une bonne base pour les législatives. Et déjà, ce soir, Monsieur Bertrand n'est plus ministre. Mon souhait, ce soir, c'est qu'il ne soit plus maire. »
- Olivier Tournay, conseiller municipal communiste : « C'est une réaction en trois points. Ma première réaction : vraiment ravi que Nicolas Sarkozy ne soit plus président. Félicitations à François Hollande. Ma deuxième réaction : C'est pas un [chèque] en blanc qu'on lui donne. On va être extrêmement attentif à ce qu'il va faire. Troisième réaction : Au revoir Nicolas Sarkozy, au revoir Xavier Bertrand. »
Mariam FOURNIER et Jérôme POINSU
ECHOS
- Hervé Halle était dans les premiers.- A 18 h 15, alors que le dépouillement avait déjà commencé dans les bureaux de vote saint-quentinois, le palais de Fervaques qui centralisait l'ensemble des résultats était bien vide à 18 h 15. A peine une vingtaine de personnes était réunie au premier étage, dans l'attente des résultats. Parmi eux, le commerçant et président des Boutiques de Saint-Quentin, Hervé Halle, qui semblait alors bien seul.
- Sarkozy à une voix près. - Un bulletin Sarkozy, qui se glisse dans une pile Hollande, et c'est la « panique ». Une observatrice fait une remarque à voix basse à la personne chargée du dépouillement. Et là on voit qu'elle ressort un bulletin Sakozy qui s'était glissé dans la pile Hollande. Ouf, cela n'aurait pas changé grand chose au score, mais comme en politique tout est affaire de symbolique…
Comme au marché - Trois dames dans un bureau de vote du quartier de Neuville, qui ne voulaient pas parler de politique, avaient tout de même beaucoup de choses à dire sur untel et untel… On se serait presque cru un mercredi ou un samedi matin, place du marché. Il parait d'ailleurs que la politique va y reprendre ses droits prochainement… |
| | La santé locale passée au crible de Le Guen | | vendredi 4 mai 2012 | L'Aisne Nouvelle - Publié le jeudi 03 mai 2012 à 14H00
Jean-Marie Le Guen (au centre) a répondu aux questions des élus locaux, présentant le programme de Hollande sur le plan de la santé. (Photo : G.H.)
SAINT-QUENTIN - Référent santé dans l'équipe de campagne de François Hollande, Jean-Marie Le Guen est venu, lundi, présenter le programme du candidat socialiste et répondre aux élus locaux.
Pas de coïncidence, bien entendu, dans la venue de Jean-Marie Le Guen - député PS de la 9e circonscription de Paris et chargé des questions santé au sein de l'équipe de campagne de François Hollande - à Gauchy puis Saint-Quentin. Un moyen pour les élus locaux de débattre du bilan santé de l'actuel ministre et maire de la cité des Pastels. Le rendez-vous avait été donné à la mairie de Gauchy où les élus axonais - notamment Anne Ferreira, vice-présidente PS du conseil régional, Jean-Claude Cappele, premier adjoint (groupe progressiste) de Gauchy, ou encore Jean-Jacques Thomas, maire PS d'Hiron et premier vice-président du conseil général - ont pu faire une rapide présentation de la situation sur le bassin saint-quentinois et, plus largement, le département. « Nous sommes à la veille d'une très grave crise sanitaire et sociale », a estimé Jean-Marie Le Guen, médecin. Trois points principaux ont été évoqués.
- Mutuelle. - Certaines personnes bénéficiant de la Couverture mutuelle universelle (CMU) se voient refuser par certains médecins, ont relevé les élus locaux. Jean-Marie Le Guen s'est dit « très inquiet sur la couverture mutualiste et son avenir », pointant celles et ceux dont les ressources dépassent le plafond donnant droit à la CMU. Le député soulève la question des départs à la retraite, alors que « la loi prévoyait la continuité de l'accès à la mutuelle ». Sauf que, le coût augmentant, cela pourrait inciter de nombreuses personnes à y renoncer, estime-t-il. « Il faut remettre à plat ce système de la protection sociale complémentaire, trouver des éléments de solidarité » pour que « tous les Français » puissent y avoir accès.
- Zone franche. - Anne Ferreira a interpellé le député parisien sur l'existence, à Saint-Quentin, d'une zone franche qui conduirait à un déséquilibre de la répartition des médecins sur la ville. « Arriver à déstabiliser une carte sanitaire avec la zone franche, c'est nouveau », s'est étonné Jean-Marie Le Guen. S'il a reconnu leur utilité pour éviter que certains quartiers soient délaissés - par les professions médicales et autres - il a toutefois rappelé la nécessité d'avoir une « étude pragmatique » en la matière. Et que, s'agissant des médecins, il existe une « convention » pour les inciter à s'installer dans les déserts médicaux.
- Déserts médicaux. - L'Aisne et notamment le Saint-Quentinois sont exposés au manque de médecins, a soulevé Anne Ferreira. « Nous avons un problème de démographie médicale », reconnaît Jean-Marie Le Guen. Si le problème était connu depuis une dizaine d'années par les politiques, il estime que la réponse a été tardive. Le rehaussement du numerus clausus dans les facultés de médecine aurait dû intervenir plus tôt, par anticipation. Et le gouvernement a eu « une attitude insuffisante » face au « problème de répartition sur le territoire ». Jean-Marie Le Guen estime qu'il faut avant tout repenser le fonctionnement actuel de la médecine. « Les anciennes méthodes, c'est fini. » La nouvelle génération n'accepte plus les mêmes contraintes et privilégie « un travail collectif », chose que souhaite encourager le député. Il propose également une « délégation de tâches et de compétences », notamment sur la question des spécialistes.
- Spécialistes. - Le centre hospitalier de Saint-Quentin et la policlinique Saint-Claude ont récemment soulevé le problème de recrutement auxquels ils sont confrontés, avec le vieillissement de leurs effectifs, notamment dans certaines spécialités du corps médical. « Le problème va se poser sur des professions médicales techniques », a admis Jean-Marie Le Guen. Selon lui, le partage des compétences est une solution, permettant à certains médecins d'effectuer des actes qui ne nécessitent pas toujours une visite chez un spécialiste. « Il manque des gens à bac +5 », a ajouté le député. Soit un intermédiaire entre les médecins et les infirmières qui permettrait de soulager certains professionnels de santé. Le débat s'est poursuivi avec le public le soir même à la salle Paringault. A défaut de se confronter à Xavier Bertrand, Jean-Marie Le Guen a pu échanger avec les Saint-Quentinois sur la santé.
LE DEBAT N'AURA PAS EU LIEU Sans surprise, Xavier Bertrand a décliné l'offre de Jean-Marie Le Guen de débattre avec lui pour la 5e fois. La raison avancée par le ministre : c'est Marisol Touraine, la référente santé au sein de l'équipe de campagne de François Hollande, avec laquelle il est amené à échanger sur le sujet. Plus précisément, l'équipe PS se répartit entre différents pôles thématiques. Marisol Touraine est en charge du pôle « Social, santé, personnes âgées, handicap ». Et au sein de ce pôle, Jean-Marie Le Guen est en charge de la santé. Si le maire de Saint-Quentin n'est pas venu à la salle Paringault lundi soir, il semblerait qu'un débat soit toutefois organisé entre les deux hommes par LCI, vendredi prochain. Reste à savoir si Xavier Bertrand déclinera une nouvelle fois. Contacté hier, le ministre de la Santé n'a pu être joint.
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